Coupe du Monde
30 juin 2026 4 min de lecture

Leipzig sort les crocs pour Diomandé : «Il jouera chez nous la saison prochaine», le PSG face au mur

Dans un entretien à Bild lundi après-midi, le directeur sportif du RB Leipzig Marcel Schäfer a fixé la ligne : «Yan Diomandé jouera pour le RB Leipzig l'année prochaine. Et nous ne transigerons pas là-dessus». Le PSG, qui a déjà un accord contractuel avec l'ailier ivoirien de 19 ans jusqu'en 2031, se retrouve dos au mur dans un dossier où Al-Khelaïfi négocie directement avec Oliver Mintzlaff, patron du Supervisory Board de Red Bull.

Yan Diomandé sous le maillot du RB Leipzig lors de la saison 2025-2026

Trois jours après l’annonce d’un accord contractuel entre Diomandé et le Paris Saint-Germain, le RB Leipzig a choisi de parler. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le discours est tranché. Lundi 30 juin, dans un entretien au Bild, le directeur sportif du club allemand Marcel Schäfer a planté le décor : «Notre intention est claire : Yan Diomandé jouera pour le RB Leipzig l’année prochaine. Et nous ne transigerons pas là-dessus !»

Le vendeur hausse le ton

Schäfer sait de quoi il parle : le Leipzig a déjà repoussé une première offre de 100 millions d’euros de Liverpool il y a quelques semaines, et a fait filtrer qu’il faudrait entre 120 et 130 millions d’euros pour s’offrir l’ailier ivoirien de 19 ans. Le chiffre a été confirmé par The Athletic dimanche, et plusieurs sources françaises — dont RMC Sport — ont officialisé dans la foulée l’accord contractuel entre Diomandé et le PSG pour cinq ans, soit jusqu’en 2031.

Schäfer le dit sans détour : le club allemand a «toutes les cartes en main». Il évoque même, scénario à peine masqué, la possibilité que Diomandé reste à Leipzig cet été sans prolonger. Une manière de rappeler que, contrat individuel ou pas, le pouvoir de décision reste entre les mains du vendeur.

Red Bull : qui tranche vraiment ?

Si Schäfer ferme la porte au premier chef, il n’est pas seul à la manœuvre. Depuis dimanche soir, plusieurs sources indiquent que Nasser Al-Khelaïfi négocie directement avec Oliver Mintzlaff, l’un des trois hommes les plus influents du groupe Red Bull, et actuel Chairman du Supervisory Board du RB Leipzig — poste qui le place au-dessus de Schäfer dans la hiérarchie. Mintzlaff, ex-CEO du club, reste un interlocuteur familier du président parisien.

Dit autrement : Schäfer parle fort dans la presse sportive, mais c’est Mintzlaff qui, en coulisses, tient la plume. Et tant que le président du PSG n’a pas fait monter les enchères vers la barre des 120-130 millions évoquée par le club allemand, le dossier n’avancera pas. Plusieurs sources françaises assurent d’ailleurs depuis dimanche soir que le PSG «se veut très confiant» dans ce dossier, sans donner de montant précis.

Diomandé : le silence du principal intéressé

À 24 heures d’un huitième de finale de Coupe du monde entre la Côte d’Ivoire et la Norvège, Yan Diomandé a évité le sujet en conférence de presse. «Mon rêve est de jouer pour mon pays. Je n’ai rien d’autre à dire», a-t-il simplement répondu quand un journaliste lui a demandé son avenir. Plus tard, agacé : «Vous m’informez. Je n’ai pas internet, je n’ai pas Instagram, je n’ai pas TikTok. C’est mon agent qui discute avec le club, je n’ai pas d’information. Je ne veux pas parler de ça, même si c’est la vérité.»

Une posture qui ressemble à une ligne tenue par l’entourage du joueur : ne rien dire qui puisse affaiblir la position du club vendeur ou crispé la relation avec Leipzig. Mais dans les faits, l’accord contractuel avec Paris existe — la déclaration Schäfer ne le nie d’ailleurs pas, elle renvoie simplement la balle dans le camp parisien : à vous de payer.

Lecture : un dossier qui peut encore basculer

Leipzig muscle son discours au moment où la fenêtre estivale accélère et où le prix du joueur, dopé par sa Coupe du monde, ne cesse de grimper. Le PSG, lui, sait qu’il a un accord individuel mais qu’il doit désormais trouver un accord de club — à un tarif qui ferait de Diomandé le transfert le plus cher de l’histoire du football allemand. Une chose est sûre : la passe d’armes n’est pas terminée. Elle vient même à peine de commencer.

Sources