Coupe du Monde
8 juillet 2026 6 min de lecture

PSG : Lucas Chevalier refuse la sortie, le club lui rouvre la porte numéro 1

Selon Le Figaro (Canal+) et Le10Sport (France Bleu), Lucas Chevalier a décidé de rester au PSG malgré son statut de doublure de Safonov. Luis Enrique l'a rassuré, le club lui laisse sa chance de redevenir numéro 1 face au Russe.

Lucas Chevalier sous le maillot du PSG

Lucas Chevalier ne partira pas. À 24 ans, tout juste un an après avoir quitté Lille pour le PSG contre 50 M€ selon Foot Mercato (55 M€ bonus compris selon Le Figaro), le gardien international a choisi la voie la plus difficile : rester à Paris, redevenir numéro 1, et attendre. Selon les informations de Canal+ rapportées mardi par Le Figaro et confirmées par France Bleu (Abdellah Boulma, cité par Le10Sport), Chevalier a « longuement échangé avec Luis Enrique à plusieurs reprises. Il a été rassuré et a décidé de se donner une chance de redevenir numéro 1 ». Une décision qui ferme la porte à un départ en prêt cet été, et qui ouvre au PSG un duel Safonov–Chevalier de très haut niveau pour la reprise.

Luis Enrique l’a « rassuré », pas prolongé

Le timing du choix est éclairant. Chevalier a attendu la fin du Mondial 2026, regardé de loin les Bleus disputer les quarts, et pris sa décision dans la semaine qui a suivi l’élimination portugaise et la confirmation du parcours français. Foot Mercato, qui cite Le Parisien, précise que « le PSG n’a pas l’intention de se séparer de Lucas Chevalier. Et ce dernier n’a pas exprimé le souhait de quitter le club ». L’inverse eût pourtant été plus simple : un an de statut de doublure, zéro minute en deuxième partie de saison, une place en équipe de France perdue, et un forfait Mondial.

Les informations de Canal+, reprises par Le Figaro, détaillent la mécanique de la décision : des échanges répétés avec Luis Enrique, un discours de relance, et la volonté du joueur de « se donner une chance ». Pas de prolongation de contrat — Chevalier est déjà sous contrat jusqu’en 2030 —, pas de revalorisation signalée par les sources, mais un engagement réciproque de fait. Le technicien espagnol, critiqué pour avoir figé Chevalier après Newcastle, lui rend ici la main.

La bascule face à Newcastle, point de non-retour

Pour comprendre le pari Chevalier, il faut revenir au moment précis où la hiérarchie a basculé. Le Figaro rappelle les chiffres : « Lucas Chevalier, 24 ans, a disputé 26 matchs avant d’être définitivement supplanté par Matvei Safonov, lors du dernier match de poule de Ligue des Champions contre Newcastle ». Le Russe, rongeur de banc depuis son arrivée, saisit l’occasion ; Chevalier, lui, ne rejouera plus du tout après cette soirée de décembre. C’est cette saison blanche — six mois sans match officiel — qui a coûté au Lillois sa place chez les Bleus et son ticket pour le Mondial américain.

Foot Mercato replace la bascule dans la stratégie parisienne : « Le PSG a alors favorisé Matvey Safonov, qui avait rongé son frein sur le banc de touche et qui n’a pas laissé passer sa chance. Avec la réussite que l’on connaît puisque le PSG est parvenu à conserver son titre de champion d’Europe ». Le titre continental, obtenu en mai, appartient à Safonov. Chevalier, lui, regarde. Et choisit de continuer à regarder — mais en concurrence directe cette fois.

Hiérarchie 2026-2027 : Safonov, Chevalier, Longoni, Marin prêté

Le PSG repart donc avec trois gardiens sous contrat, plus un quatrième en prêt. Le Figaro est précis : « Paris devrait donc repartir pour un tour avec les deux mêmes gardiens, Safonov et Chevalier, et le jeune portier italien Alessandro Longon (18 ans), chipé à l’AC Milan. Renato Marin, lui, a été prêté au CD Nacional (D1 portugaise) ». Quatre profils, trois places, et un poste de numéro 1 ouvert — Safonov à confirmer, Chevalier à reprendre, Longoni à former, Marin à tester au Portugal.

Longoni, 18 ans, arrivé de l’AC Milan selon Le Figaro, est la vraie variable d’ajustement de la hiérarchie. Foot Mercato note qu’il « vient s’ajouter à la concurrence », sans préciser son rôle. Pour Chevalier, l’enjeu est de figer cette hiérarchie avant que le jeune Italien ne s’impose dans le quotidien du groupe pro. Six mois de matchs avec les U19 parisiens, une fenêtre de prêt cet hiver, et le poste de numéro 3 devient un tremplin — pas un terminus.

L’inquiétude Testelin et le mirage Besiktas

Le choix Chevalier n’est pas passé inaperdu dans les rédactions. Régis Testelin, sur le plateau de L’Équipe du Soir, avait livré son inquiétude avant l’annonce de la décision, citée par Le10Sport : « Je m’inquiète beaucoup pour lui, pour son avenir. On a tous cru comprendre qu’au PSG la porte était fermée et qu’un retour en numéro 1 est hautement improbable. Ça fait plusieurs semaines que je me demande où ce garçon peut rebondir compte tenu de son salaire parce qu’il gagne 500 000 par mois. C’est colossal. » Le journaliste pointait déjà la difficulté d’un prêt : un salaire XXL, peu de clubs alignant une telle masse salariale.

Le Besiktas, qui figurait en tête des candidats à un prêt selon Le10Sport, est donc écarté — au moins pour cette fenêtre. Foot Mercato confirme que « jusqu’à présent, il y avait seulement eu quelques timides touches, notamment en Turquie, pour Chevalier ». Pas de marché européen structuré, pas de club alignant 500 000 € mensuels en indemnité de prêt. Le choix parisien n’est pas seulement sportif, il est économique : c’est la seule option viable pour l’instant.

Une saison 2026-2027 sans Mondial, avec un Euro à viser

En creux, la décision Chevalier redessine la course au poste de gardien numéro 3 en équipe de France. Mike Maignan tient la maison, Brice Samba l’a challengé pendant la saison, et Chevalier — forfait Mondial, zéro minute en club depuis six mois — sort temporairement de la photo bleue. Foot Mercato, qui cite Le Parisien, note pourtant que « son attitude a été jugée exemplaire par le staff parisien lors de la deuxième partie de saison », un capital respect qui pèsera dans la prochaine fenêtre internationale de septembre, à condition de rejouer.

Pour JustFootball, ce dossier s’inscrit dans la même fenêtre que le casse-tête des gardiens de la semaine dernière, la vente Lee Kang-In à l’Atlético et la stratégie rennaise sur Mayenda : un PSG qui assume une saison 2026-2027 sans brader ses actifs, et un Chevalier qui parie sur la durée plutôt que sur l’immédiateté.

Sources