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Raphaëlle Tervel brille à Brest, mais le handball féminin souffre d'un manque d'entraîneuses en France.
Actuellement, le Brest Bretagne Handball (BBH) affiche un bilan parfait avec sept victoires en autant de matchs dans la Ligue Butagaz Energie. Le club finistérien, dirigé par l’entraîneuse Raphaëlle Tervel, ambitionne de prolonger cette série lors de leur prochaine rencontre face à Saint-Maur, prévue le samedi 4 janvier à 20 heures.
Raphaëlle Tervel est l’une des rares femmes à occuper la fonction d’entraîneur dans le championnat français. Avec son adjointe Sandrine Mariot, elle fait partie d’une minorité, alors que sur les quatorze équipes de première division, seules trois sont dirigées par des femmes : Brest, Plan-de-Cuques et Saint-Amand-les-Eaux. En deuxième division, une seule équipe, Clermont-Ferrand, est également coachée par une femme.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes. La joueuse de Metz et ancienne internationale tricolore, Allison Pineau, souligne : *« Le constat est quasiment le même aujourd’hui que lorsque j’ai commencé ma carrière, il y a près de vingt ans »*. Nodjialem Myaro, présidente de la Ligue féminine de handball, abonde dans son sens en notant : *« On a pris du retard, c’est certain. Mais c’est un retard général, que l’on retrouve aussi dans les autres pays. »*
Le défi consiste non seulement à augmenter le nombre d’entraîneuses, mais aussi à s’assurer que davantage de femmes accèdent à des postes de responsabilité au sein des clubs et des fédérations sportives. Malgré la mise en place de lois visant à promouvoir la parité, la lenteur des progrès soulève des questions sur l’accessibilité et les opportunités offertes aux femmes dans le milieu sportif.
