Coupe du Monde
25 juin 2026 7 min de lecture

Mondial 2026, soirée du 25 juin : Équateur-Allemagne pour finir, la Côte d’Ivoire à une marche de l’histoire, luttes ouvertes dans le groupe F

Troisième et dernière soirée de groupes D, E et F : l'Allemagne vise le carton plein à New York, la Côte d'Ivoire joue sa première qualification en 16es d'un Mondial, et le groupe F se décide autour d'un double coup d'envoi à 1h du matin.

Cody Gakpo et les Pays-Bas visent la première place du groupe F, 25 juin 2026 — L'Équipe / F. Faugere

Six matches en moins de sept heures ferment la phase de groupes des poules D, E et F, et avec elle la dernière marche avant le tableau à élimination directe du Mondial 2026. Trois créneaux, six affiches, et trois des huit billets encore en jeu dans la course au top 2 et aux meilleurs troisièmes. La soirée s’ouvre à 22h00 (heure de Paris) sur deux matches du groupe E à fort contraste — l’Allemagne de Julian Nagelsmann qui vise le carton plein face à l’Équateur à New York, et la Côte d’Ivoire qui joue, à Philadelphie, sa première qualification en 16es d’une Coupe du monde. Dans la nuit, à 1h00, le groupe F se réglera d’un seul coup d’envoi : Pays-Bas-Tunisie et Japon-Suède se joueront en parallèle, et le perdant du trio de tête héritera d’un classement décisif. La matinale du 25 juin avait refermé les groupes A et C ; la soirée du 24 juin avait validé le Brésil, le Maroc et la Suisse ; cette mise à jour du soir pose la dernière ligne droite du premier tour.

Le programme de la soirée et de la nuit

Trois créneaux, six rencontres, deux stades canadiens et trois stades américains au programme. Le détail des six matches, avec horaires en heure de Paris, stades et diffusion française :

Horaire (Paris) Match Groupe Stade Diffusion
22h00 Équateur – Allemagne E MetLife Stadium, East Rutherford M6, beIN Sports 2
22h00 Curaçao – Côte d’Ivoire E Lincoln Financial Field, Philadelphie beIN Sports 1
1h00 (vendredi) Japon – Suède F AT&T Stadium, Arlington beIN Sports 1
1h00 (vendredi) Tunisie – Pays-Bas F Arrowhead Stadium, Kansas City M6, beIN Sports 2
4h00 (vendredi) Turquie – États-Unis D SoFi Stadium, Los Angeles beIN Sports 1
4h00 (vendredi) Paraguay – Australie D Levi’s Stadium, Santa Clara beIN Sports 2

Les deux matches de 22h et les deux matches de 1h du matin sont couplés : les résultats tomberont en parallèle, ce qui rendra la soirée de vendredi dense en retournements de tableau. À 4h du matin, le groupe D boucle la troisième journée, avec un Paraguay–Australie qui décide seul de la deuxième place.

Allemagne–Équateur : carton plein, puis vrais enjeux

À New York, la Nationalmannschaft a déjà réglé l’essentiel : deux victoires, 7-1 contre Curaçao puis 2-1 contre la Côte d’Ivoire, et la première place du groupe E lui est promise avant le coup d’envoi. Le déplacement au MetLife Stadium n’est plus un match de poules ; c’est un tour de chauffe, un test de gestion, et le premier pas d’une absence longue des phases finales. L’Allemagne n’a plus connu de match à élimination directe en Coupe du monde depuis son titre au Maracanã en 2014 — un trou de trois éditions successives (2018, 2022, et le premier tour raté de 2014 qui avait suivi le sacre), que la sélection de Nagelsmann entend refermer dès le prochain tour.

L’enjeu, pour Julian Nagelsmann, est ailleurs : faire tourner, préserver les organismes, et ne pas perdre de vue qu’un carton plein changerait le visage du tableau. Une troisième victoire, combinée à un faux pas de la Côte d’Ivoire à Philadelphie, pourrait renvoyer la Mannschaft dans la partie haute du tableau, avec un 16e de finale déjà piégeux. L’Équateur, de son côté, joue sa qualification : il doit s’imposer, et dépend d’un résultat favorable de Curaçao, pour s’octroyer la deuxième place. Mission improbable, mais pas impossible — un nul entre la Tri et la Mannschaft, conjugué à un nul ivoirien, repêchera l’Équateur comme meilleur troisième.

Curaçao–Côte d’Ivoire : la qualification que les Éléphants n’ont jamais eue

À Philadelphie, le match du soir a un parfum d’histoire pour deux raisons opposées. Pour Curaçao, c’est une première : la plus petite nation représentée dans la compétition, dans sa toute première Coupe du monde, a déjà signé un nul face à l’Équateur, et joue encore sa chance d’accrocher la deuxième place. Pour la Côte d’Ivoire, c’est un rendez-vous manqué à transformer : les Éléphants disputent leur quatrième Mondial, et n’ont jamais franchi la phase de groupes. Quatre participations, zéro 16e de finale, un plafond de verre que la génération d’Emerse Faé veut briser ce soir.

La mécanique du match est simple, presque clinique. Une victoire envoie la Côte d’Ivoire en 16es. Un nul combiné à un succès allemand qualifierait les Éléphants comme deuxièmes ; un nul conjugué à un match nul équatorien les renverrait au repêchage des meilleurs troisièmes, déjà fragilisé après la défaite inaugurale contre l’Allemagne. Curaçao, pour sa part, a besoin de sa première victoire en Coupe du monde — et d’un faux pas allemand — pour rêver. Le piège est exactement ce format : un outsider en confiance, un favori sous pression douce, et un match dont le scénario dictera la suite du tableau E.

Groupe F : première place à trois, le même coup d’envoi

Dans la nuit de jeudi à vendredi, à 1h00, deux matches se jouent en parallèle et ferment le groupe F. Les Pays-Bas, premiers au coup d’envoi, affrontent à Kansas City une Tunisie dirigée par Hervé Renard, déjà éliminée après deux défaites inaugurales (1-5 contre la Suède, 0-4 contre le Japon). Au même moment, à Arlington, le Japon et la Suède s’affrontent pour ce qui ressemble à une finale de groupe déguisée. La première place se joue à trois : un succès néerlandais ou un nul combiné à un non-match nul entre Japon et Suède ouvre la porte aux Oranje ; une victoire nippone propulse le Japon en tête ; une victoire suédoise envoie la Scandinavie au minimum à la deuxième place, et probablement à la première si les Pays-Bas trébuchent.

Pour Virgil van Dijk et les siens, l’équation est claire : un nul suffit. La Tunisie n’a plus rien à défendre, et le piège d’un relâchement est mince — mais le piège d’un carton évité l’est moins, parce qu’un but encaissé changerait la physionomie de la dernière demi-heure. Le Japon, lui, joue la carte de la confiance : un nul combiné à un non-succès néerlandais le repêcherait au goal average, mais le sélectionneur Hajime Moriyasu visera clairement la victoire pour s’éviter un calcul. La Suède, enfin, a la dynamique : après avoir corrigé la Tunisie, elle reste sur une note offensive qui peut faire mal à n’importe qui dans la zone asiatique.

Groupe D : la Turquie pour l’honneur, le Paraguay–Australie qui compte

À 4h00, heure de Paris, la nuit américaine boucle la troisième journée du groupe D par deux matches aux profils opposés. Turquie–États-Unis, au SoFi Stadium de Los Angeles, n’a plus d’enjeu sportif : la Turquie, déjà éliminée, ferme son Mondial face au pays coorganisateur, assuré de finir premier après ses succès contre le Paraguay (4-1) et l’Australie (2-0). C’est un match de gala, un moment de communion pour la team USA, et un cadre pour faire tourner les cadres avant la phase finale.

Le vrai match du créneau est à Santa Clara : Paraguay–Australie, et la deuxième place du groupe D se joue là. Un succès paraguayen envoie l’Albirroja en 16es ; un nul ou une victoire des Socceroos renvoie ces derniers au prochain tour. Pas de calcul, pas de demi-mesure : un résultat, un qualifié. Cette finale pour la deuxième place arrive en bout de programme, après qu’Équateur–Allemagne et Côte d’Ivoire–Curaçao auront eux-mêmes pesé sur l’architecture du repêchage des meilleurs troisièmes. Trois des huit tickets encore en jeu dans la course au top 2 et aux troisièmes se jouent dans cette fenêtre — et la nuit de jeudi à vendredi, plus que tout autre depuis le début du tournoi, transformera la carte des 16es.

Sources