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À peine le sacre célébré à Budapest, le PSG hérite d'une amende cumulée de 90 875 € et d'un match d'interdiction de billetterie visiteurs suspendu deux ans pour le comportement de ses supporteurs en finale.
À peine le sacre célébré sur la pelouse de la Puskás Aréna, le Paris Saint-Germain est rattrapé par l’UEFA. La Commission de contrôle, d’éthique et de discipline (CEDB) de l’instance européenne a tranché : le club de la capitale écope d’une amende cumulée de 90 875 € et d’un match d’interdiction de vente de billets à ses supporters visiteurs, sanction suspendue pour deux ans. En clair, le double champion d’Europe paye la facture du comportement de sa tribune lors de la saison qui s’est conclue par la finale de Ligue des champions remportée face à Arsenal (1-1, 4-3 aux tirs au but) le 30 mai à Budapest.
La décision, révélée cette semaine, distingue deux griefs. Le premier vise l’usage massif de fumigènes : l’UEFA sanctionne le PSG de 80 000 € pour « lighting of fireworks ». Le second concerne les jets d’objets depuis les tribunes parisiennes, facturés 10 875 €. Soit un total de 90 875 € (environ 78 380 £) qui sort directement des caisses du club, déjà largement garnies par les primes de la Supercoupe et de la Coupe du monde des clubs.
S’ajoute un match d’interdiction de vente de billets aux supporters visiteurs, accompagné d’un sursis probatoire de deux ans. Conséquence directe : la sanction ne s’applique pas lors de la saison 2026-27. Arsenal, Liverpool, Manchester City, le Bayern, le Real, le Barça, l’Inter et l’Atlético — les autres pensionnaires du pot 1 — ne croiseront pas un parcage parisien vide dans les semaines qui viennent.
Le communiqué du CEDB, repris par les deux médias britanniques qui ont eu accès au document, est sans appel. Il « inflige une amende de 80 000 € au Paris Saint-Germain et interdit au club la vente de billets à ses supporters visiteurs pour le prochain match de compétition UEFA, pour usage de fumigènes ». L’interdiction de billetterie est « suspendue pour une période probatoire de deux (2) ans à compter de la date de la présente décision ». Le même document « inflige 10 875 € d’amende au Paris Saint-Germain pour jets d’objets ».
Le calendrier UEFA explique pourquoi cette sanction passe plus pour un avertissement que pour une véritable punition. Le PSG n’a disputé qu’un seul déplacement européen depuis la finale de Budapest, et le sursis efface toute menace directe. Mais la mécanique probatoire n’est pas neutre : le moindre nouvel incident lors des deux prochaines saisons (2026-27 et 2027-28) réactivera automatiquement l’interdiction, et cette fois sans appel possible.
L’instance européenne assume une ligne claire. Le sacre sportif ne blanchit pas la tribune, et le contraste entre la fête du 30 mai à la Puskás Aréna — où Luis Enrique a bouclé le deuxième sacre consécutif du PSG — et la note disciplinaire publiée quelques semaines plus tard illustre la doctrine : un club qui gagne n’est pas un club qui échappe aux règles. Sur le plan sportif, ce dossier s’ajoute à un mercato déjà dense côté parisien, comme en témoigne le refus du PSG face à l’offre de la Juventus pour Kolo Muani la veille de la décision.
Les Gunners repartent eux aussi bredouilles sportivement de Budapest, mais avec un lot de consolation de poids : le titre de champion d’Angleterre, acquis quelques semaines avant la finale. Mikel Arteta, dont l’équipe a poussé le PSG aux tirs au but après un match tendu, prépare déjà la prochaine campagne européenne. Le tirage de la phase de ligue est prévu en août, et Arsenal figure dans le pot 1 aux côtés du PSG, ce qui rend possible — ironie du calendrier — une nouvelle confrontation entre les deux clubs dès l’automne 2026.
Pour le Paris Saint-Germain, l’enjeu de la rentrée est ailleurs. Le Trophée des champions face à Lens, programmé le 16 août à Bollaert, tombera hors du champ du sursis UEFA, mais le club devra composer avec une attention renforcée de l’instance sur chacun de ses déplacements européens. Le message est passé : la fête est passée, la note, elle, est désormais dans les comptes. À plus long terme, le calendrier officiel de la Ligue 1 2026-2027 offrira un cadre plus stable, mais c’est bien sur la scène européenne que la discipline UEFA pèsera.