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Allemagne, Pays-Bas, Japon : le Mondial 2026 a basculé dans les groupes E et F, pendant que l’Espagne-Arabie saoudite reste un direct à suivre avec prudence.
Il y a des nuits de Coupe du monde qui ne se racontent pas en additionnant des scores. Celle-ci a remis du bruit dans deux groupes, réveillé les Pays-Bas, confirmé la solidité allemande et laissé la Tunisie au bord du vide. Le Mondial 2026 n’a pas seulement avancé : il a changé de rythme.
Le cœur du week-end se lit d’abord dans les groupes E et F. Allemagne 2-1 Côte d’Ivoire, Pays-Bas 5-1 Suède, Équateur 0-0 Curaçao, Tunisie 0-4 Japon : quatre matches terminés, quatre ambiances très différentes, et une certitude pour les supporters qui reprennent le fil maintenant — les favoris n’ont pas tous tremblé de la même manière.
À part, et seulement à part : Espagne-Arabie saoudite est encore en cours à Atlanta au moment de cette mise à jour. Même si la Roja mène dans le direct FIFA, ce match ne doit pas être rangé avec les résultats définitifs tant que le coup de sifflet final n’est pas tombé.
Après le 7-1 contre Curaçao, l’Allemagne pouvait tomber dans le piège classique du deuxième match : croire que la phase de groupes allait continuer sur autoroute. La Côte d’Ivoire arrivait avec autre chose en tête, portée par son 1-0 contre l’Équateur. Le 2-1 allemand ne ressemble donc pas à un feu d’artifice, mais il pèse lourd.
Pour un fan, c’est souvent ce genre de victoire qui raconte le mieux un tournoi. Pas la plus belle, pas la plus large, mais celle qui dit qu’une équipe sait passer d’un carton facile à un bras de fer plus serré. Dans le groupe E, l’Allemagne a maintenant ce que les grosses nations cherchent tôt dans un Mondial : de l’avance, de la respiration, et moins de panique avant la dernière ligne droite.
Le 5-1 néerlandais contre la Suède change complètement le goût du groupe F. Les Oranje restaient sur un 2-2 contre le Japon, avec cette impression désagréable d’un match qui vous file entre les doigts. Face à une Suède qui avait commencé par écraser la Tunisie 5-1, la réponse devait être forte. Elle l’a été.
Ce score ne donne pas seulement trois points : il renverse le ton. La Suède, qui pouvait aborder la soirée comme une équipe lancée, repart avec une claque. Les Pays-Bas, eux, évitent de transformer leur troisième match en rendez-vous irrespirable. Dans une Coupe du monde à 48 équipes où les meilleurs troisièmes peuvent survivre, la différence de buts devient aussi une histoire de nerfs.
Tunisie 0-4 Japon : la ligne est sèche, presque brutale. Elle prend encore plus de relief quand on la remet derrière le 5-1 encaissé par les Aigles de Carthage face à la Suède. Deux matches, deux coups très durs, et l’impression d’un groupe F qui ne pardonne rien aux équipes qui entrent mal dans leur tournoi.
Pour le Japon, ce succès donne une autre valeur au nul obtenu contre les Pays-Bas. Ce n’est plus seulement un bon point accroché face à un nom lourd du football européen ; c’est la base d’un début de compétition cohérent. Les supporters japonais peuvent regarder la suite avec un vrai levier : leur équipe a déjà montré qu’elle pouvait résister, puis punir.
Le 0-0 entre l’Équateur et Curaçao n’a pas le bruit d’un 5-1, mais il compte. L’Équateur venait d’une défaite courte contre la Côte d’Ivoire, Curaçao d’un 7-1 subi face à l’Allemagne. Le partage des points ne règle rien ; il empêche surtout l’un des deux de disparaître totalement du paysage.
C’est le genre de résultat qui devient important plus tard, quand on reparle des troisièmes de groupe et des petits écarts. Pour l’instant, il laisse le groupe E dominé par les deux vainqueurs du haut, avec deux poursuivants qui n’ont plus le droit de gaspiller grand-chose.
La tentation serait de tout refermer trop vite. Mauvaise idée. Espagne-Arabie saoudite est un direct, pas une archive. Le score affiché pendant le match peut évoluer, les conséquences du groupe H aussi. La seule manière propre de le suivre est de le traiter comme un match vivant.
La soirée garde ensuite deux portes ouvertes : Belgique-Iran dans le groupe G, puis Uruguay-Cap-Vert dans le groupe H. Ces affiches appartiennent au même fil de compétition, mais pas au même statut que les résultats déjà confirmés. Pour les supporters, c’est précisément là que le week-end reste intéressant : le tableau n’est pas figé, il respire encore.
Avant ces résultats, le programme du 20 juin sur les groupes E et F posait les affiches et les enjeux. Le décor a changé depuis : les Pays-Bas ont répondu, l’Allemagne a serré le match, le Japon a accéléré, la Tunisie a plongé.
Pour replacer ce point dans la série du tournoi, on peut revenir au le point de minuit Suisse-Canada-Mexique-Corée, à la soirée du 18 juin sur les groupes A et B, à la matinale du 18 juin ou au le suivi Malo Gusto avec les Bleus. Mais le sens sportif du moment est ici : les groupes E et F ont déjà livré leur première vraie secousse, et la soirée peut encore en ajouter une autre.