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Le TAS maintient la suspension de Luis Rubiales après l'affaire Hermoso.
La suspension de Luis Rubiales, ancien président de la Fédération espagnole de football (RFEF), a été confirmée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) suite à son appel contre une peine de trois ans. Cette décision fait suite à la condamnation de Rubiales pour agression sexuelle à l’encontre de l’attaquante Jenni Hermoso, qu’il a embrassée sans consentement lors de la cérémonie des médailles après la victoire de l’Espagne en finale de la Coupe du Monde féminine en août 2023.
Avant son procès, Rubiales avait déjà été bannie de toutes activités liées au football pour une durée de trois ans. Le TAS a jugé que cette sanction était « raisonnable et proportionnée ». Dans un communiqué, le TAS a déclaré : « Le comportement de M. Rubiales lors de la finale de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2023 a constitué de multiples et graves violations du code disciplinaire de la FIFA (art. 13) et il n’a vu aucune raison de considérer la sanction comme disproportionnée. »
Rubiales, qui avait été condamné à une amende de 18 mois équivalente à 20 euros par jour, a reconnu avoir embrassé Hermoso sans son consentement. De plus, le jugement l’interdit d’approcher Hermoso à moins de 200 mètres ou de communiquer avec elle pendant un an. La cour a également conclu que Rubiales avait tenté de la contraindre à déclarer que le baiser était consensuel, accusation dont il a été acquitté.
La condamnation a suscité de nombreuses discussions sur les inégalités dans le football féminin en Espagne. Lucy Bronze, ancienne joueuse de Barcelone, a salué le courage de Hermoso et de ses coéquipières, affirmant qu’elles luttaient pour un changement au sein de la fédération. L’ancienne entraîneur de l’équipe nationale espagnole, Jorge Vilda, a également été mentionné dans ce scandale, ayant été à la fois un soutien de Rubiales et désormais en charge de l’équipe féminine du Maroc.
La décision du TAS marque un tournant dans le milieu sportif espagnol, mettant en lumière des questions de sexisme et de mépris envers les joueuses. Des questions plus larges sont soulevées quant à la culture du football féminin, la perception et le traitement des athlètes par les instances dirigeantes.
Montse Tome, entraîneur de l’équipe nationale espagnole, a déclaré que le football représentait une forme de salut pour les joueuses et qu’il était essentiel de se concentrer sur le jeu après une période difficile.