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Mondial 2026, nuit du 26 au 27 juin : Espagne 1-0 Uruguay (Muslera fautif, Baena buteur), Cap-Vert 0-0 Arabie saoudite (premier 16es de l'histoire), Égypte en tête face à l'Iran. Tableau des 16es confirmé avec Pays-Bas-Maroc et Brésil-Japon.
La nuit a refermé trois dossiers d’un coup. À Guadalajara, l’Espagne a confirmé sa main sur le groupe H en battant l’Uruguay 1-0 — but d’Álex Baena à la 42e minute sur une faute de main de Fernando Muslera — et a renvoyé la Celeste au premier tour, une sortie qu’elle n’avait plus connue depuis 2002. À Houston (NRG Stadium), le Cap-Vert a obtenu le nul dont il avait besoin face à l’Arabie saoudite (0-0) et s’est offert, pour sa toute première Coupe du monde, un ticket historique pour les 16es de finale. À Seattle (Lumen Field), l’Égypte a pris les devants contre l’Iran dès la 5e minute et joue la première place du groupe G, pendant qu’à Vancouver la Belgique de Trossard tente de survivre face à la Nouvelle-Zélande. Au moment où le tableau des 16es se dessine, les affiches se confirment : Pays-Bas-Maroc d’un côté, Brésil-Japon et USA-Bosnie de l’autre, Argentine-Cap-Vert en ligne de mire. La journée du 27 refermera tout, à commencer par les groupes G et H dans la nuit de samedi à dimanche.
| # | Équipe | Pts | Diff | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Espagne | 7 | +3 | Qualifiée, première (16es vs 2e groupe G) |
| 2 | Cap-Vert | 5 | +1 | Qualifié, deuxième (16es vs Argentine) |
| 3 | Uruguay | 3 | −2 | Éliminée au premier tour |
| 4 | Arabie saoudite | 2 | −2 | Éliminée au premier tour |
| # | Équipe | Pts | Diff | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Belgique | 4 | +1 | En tête, en cours face à la Nouvelle-Zélande (Vancouver) |
| 2 | Égypte | 4 | +1 | En tête, mène 1-0 face à l’Iran (Seattle) |
| 3 | Iran | 2 | −1 | En course, menée par l’Égypte à la 5e minute |
| 4 | Nouvelle-Zélande | 1 | −1 | En course, menée par la Belgique |
À l’Estadio Akron de Guadalajara, l’Espagne n’a pas eu besoin d’un grand match pour faire le travail. Le verrou de la première période a sauté à la 42e minute, sur une action aussi simple que rédhibitoire : centre de Marcos Llorente côté droit, reprise d’Álex Baena, et faute de main de Fernando Muslera, le gardien historique de l’Uruguay, qui laisse filer le ballon dans son propre but. 1-0 pour la Roja, score suffisant. Le sélectionneur uruguayen Marcelo Bielsa a d’ailleurs remplacé Muslera à la mi-temps, à la demande du joueur lui-même, selon la Movistar.
Au-delà du score, c’est le visage de l’Uruguay qui interroge : deuxième plus titré de l’histoire récente de la Coupe du monde (les titres de 1930 et 1950, et les finales de 2010 et 2022), la Celeste n’avait plus connu une élimination au premier tour depuis le Mondial 2002. Cette fois, le sélectionneur Marcelo Bielsa paie la note d’un secteur défensif qui a craqué face à la Colombie lors du match précédent (défaite 1-0) et d’une attaque qui n’a jamais trouvé son rendement. Lamine Yamal, Pedri et la jeune garde espagnole, eux, filent en 16es avec un parcours de patron.
Avec sept points et une différence de buts de +3, l’Espagne termine en tête du groupe H, comme en 2010. La Roja connaîtra son adversaire après les matches du groupe G : selon toute vraisemblance, le deuxième du groupe G, où l’Égypte et la Belgique se tiennent en un point avant les matches de samedi soir.
À Houston, dans un NRG Stadium acquis à la cause capverdienne, le nul 0-0 suffisait au Cap-Vert pour valider sa qualification, et c’est exactement ce qu’il a obtenu. Pas de panique, pas de calcul, pas de folie défensive : le petit archipel atlantique, 1,1 million d’habitants sur le papier, a joué son match, a géré les temps faibles, et a laissé passer les minutes. Premier 16es de l’histoire du pays, à la première participation à une Coupe du monde.
Le sélectionneur Pedro Leitão dit « Bubista » a parlé de « rêveurs sans peur », un tacle appuyé à tous ceux qui voyaient le Cap-Vert comme un simple figurant du groupe H. Au-delà du résultat, l’histoire sportive du jour est celle-ci : avec le Cap-Vert (Groupe H), le Maroc (Groupe C), la Côte d’Ivoire (Groupe E) et l’Afrique du Sud (Groupe A), quatre équipes africaines sont en 16es — du jamais vu en Coupe du monde. La CAN a basculé dans le calendrier mental du football mondial, et la génération de Pepe, de Yassine Bounou côté marocain, ou de Maseko côté sud-africain, marque un palier.
L’Arabie saoudite, elle, quitte la compétition après trois matches et zéro victoire. Le sélectionneur Hervé Renard, qui avait fait sensation avec son équipe lors du Mondial 2022 en battant l’Argentine, quitte le tournoi avec un seul point pris face à la Belgique, et cette incapacité à se créer des occasions que l’entraîneur lui-même a soulignée au sortir du match. La R32 qui attend les Cap-Verdiens, c’est l’Argentine de Lionel Messi — probablement le dernier Mondial du capitaine argentin. Le contraste entre un pays neuf et un pays historique résume la nuit.
À Seattle, sur la pelouse du Lumen Field, l’Égypte a pris le meilleur départ possible : à la 5e minute, Mohamed Salah ou l’un de ses coéquipiers a ouvert le score pour les Pharaons, qui jouent la première place du groupe G. À la mi-temps, selon beIN SPORTS, l’Égypte mène 1-0, et tout reste ouvert pour la deuxième mi-temps.
Dans le même temps, à Vancouver, au BC Place, la Belgique joue sa survie. Après un match nul face à l’Iran (0-0) et une défaite logique face à l’Égypte (1-3), les Diables Rouges n’ont pas le choix : il leur faut gagner. Selon L’Avenir, Léandro Trossard a ouvert le score pour la Belgique, mais la Nouvelle-Zélande, déjà héroïque lors de la première journée face à l’Égypte (défaite 3-1 malgré un but inaugural), n’a pas abdiqué. À l’heure où cette matinale est publiée, les deux matches sont encore en cours.
Le scénario de groupe G est donc le suivant : si l’Égypte gagne ou fait nul, et si la Belgique s’impose, les deux équipes passent avec 5 et 6 points respectivement, dans un ordre qui dépend des résultats. Si la Belgique perd ou fait nul, c’est terminé pour les Diables Rouges, et l’Iran ou la Nouvelle-Zélande pourrait coiffer l’Égypte au poteau. La soirée de samedi tranchera — mais le sort du groupe H, lui, est déjà scellé.
À la veille de la dernière journée de groupes, le tableau des 16es commence à prendre forme. Quatre affiches sont déjà confirmées et donnent le ton de la phase à élimination directe : Pays-Bas-Maroc, Brésil-Japon, USA-Bosnie-Herzégovine, et Argentine-Cap-Vert — ce dernier match s’annonçant comme un choc stylistique entre l’expérience albiceleste et la fraîcheur capverdienne.
Le choc Pays-Bas-Maroc, déjà annoncé comme tel par Eurosport, oppose une équipe néerlandaise qui a terminé en tête du groupe F avec sept points, à un Maroc qui a confirmé son statut dans le groupe C. Les deux équipes ont bâti leur qualification sur la qualité défensive et un réalisme offensif : sept points pour les Pays-Bas, sept aussi pour le Maroc, mais avec une différence de buts favorable aux Bataves (+3 contre +2). Le duel entre Cody Gakpo, Steven Bergwijn et consorts côté néerlandais, et Achraf Hakimi, Sofiane Rahimi côté marocain, sera l’une des attractions du week-end à élimination directe.
Brésil-Japon, c’est la confrontation entre la Seleçao, qui a retrouvé Vinicius (quatre buts) et Neymar (entré en jeu lors de la dernière journée), et une équipe japonaise qui a terminé deuxième du groupe F. USA-Bosnie, c’est l’affiche des co-organisateurs face à une équipe surprise, mais réelle, du groupe B. Et Argentine-Cap-Vert, c’est le choc entre le champion du monde en titre et un pays qui découvre les phases finales. Toutes les autres affiches se préciseront à l’issue des groupes G et H — qui se jouent ce samedi soir et cette nuit, à Seattle, Vancouver, Houston et Guadalajara.
Une page se tourne en Uruguay. Deux fois champion du monde, la Celeste est éliminée au premier tour pour la première fois depuis 2002. Muslera paie la note d’une soirée trop difficile, Marcelo Bielsa paie l’addition d’une préparation contestée.
Une page s’écrit au Cap-Vert. Premier 16es de l’histoire du pays, à la première participation. Et l’adversaire en 16es sera l’Argentine de Messi — du pain bénit pour le récit sportif et médiatique.
L’Afrique en force. Quatre équipes africaines en 16es : Maroc, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud. Record battu, signal envoyé.
L’Europe tremble. L’Uruguay dehors, la Belgique en sursis, l’Angleterre et la Croatie qui ont déjà calé — les « historiques » du football mondial ne sont plus à l’abri.
Un tableau en vue. Pays-Bas-Maroc, Brésil-Japon, USA-Bosnie et Argentine-Cap-Vert confirmés. Le reste se joue samedi soir. Les 16es commencent le 28 juin, la finale est prévue le 19 juillet au MetLife Stadium de East Rutherford.