Coupe du Monde
27 juin 2026 6 min de lecture

Gonçalo Ramos à l’AC Milan : la première grande vente du PSG, un record pour les Rossoneri

L'AC Milan et le PSG ont trouvé un accord vendredi 26 juin pour le transfert de Gonçalo Ramos. Entre 50 et 75 M€ selon les sources, l'opération bat le record milanais de Rafael Leão et signe la première grande décision de l'ère Ruben Amorim côté lombard — et de l'après-Ligue des champions côté parisien.

Gonçalo Ramos sous le maillot du PSG lors d'un match de Coupe de France en janvier 2026 — bientôt attaquant de l'AC Milan

Le PSG a ouvert son mercato estival par une vente record : Gonçalo Ramos s’engage avec l’AC Milan pour un montant qui, selon les sources, se situe entre 50 et 75 millions d’euros. L’accord entre les deux clubs a été conclu vendredi 26 juin, à l’heure où l’attaquant portugais dispute la Coupe du monde en Floride — où il a déjà passé sa visite médicale. C’est la première grande décision de l’ère post-Ligue des champions côté parisien, et le premier signal fort d’un Milan qui reconstruit sans Coupe d’Europe.

Un accord, mais une fourchette à 25 M€ d’écart selon les sources

Toutes les grandes rédactions françaises convergent sur l’existence d’un accord, mais le montant communiqué varie sensiblement. RMC Sport et Fabrice Hawkins évoquent un package « autour de 70 M€ bonus inclus », en précisant que les bonus « varient selon qui parle entre côté parisien et clan milanais ». L’Équipe s’appuie sur ses propres informations et avance « un transfert estimé à 60 M€ », avec quelques détails encore à régler entre les parties. Le Parisien parle d’un montant « autour de 75 M€ », pour un package tout compris « probablement supérieur au prix d’achat » consenti en 2023. Radio France (ici.fr) donne, enfin, le chiffre le plus bas : « un transfert avoisinant les 50 M€ ».

Foot Mercato, qui se fonde sur The Athletic, tranche le débat par un autre angle : le montant sera, quoi qu’il arrive, supérieur au record du club détenu depuis 2019 par Rafael Leão (49,5 M€ payés au LOSC). Une certitude : pour Milan, Ramos sera la recrue la plus chère de son histoire.

Trois saisons en supersub, et un bilan plus lourd qu’il n’y paraît

Ramos est arrivé à Paris en août 2023 en provenance de Benfica, dans le cadre d’un prêt avec option d’achat obligatoire finalement levée pour 65 M€. L’ambition initiale était claire : s’imposer comme titulaire. Elle ne s’est jamais concrétisée. Le repositionnement d’Ousmane Dembélé au poste de numéro 9 sous Luis Enrique a renvoyé le Portugais sur le banc — et c’est depuis ce banc qu’il a construit l’un des rôles les plus précieux du PSG moderne.

En trois saisons, Ramos a inscrit 45 buts en 131 apparitions sous le maillot parisien, dont 12 sur son dernier exercice et deux en Ligue des champions — compétition où il n’a pourtant jamais été titularisé. Ses entrées face à Manchester City ou au FC Barcelone sont restées dans la mémoire du club, tout comme l’égalisation arrachée face à l’OM au Trophée des champions 2026 (puis transformé en séance de tirs au but gagnée par Paris) ou le but salvateur inscrit en Supercoupe UEFA contre Tottenham en août 2025. Luis Enrique le répétait : « il mérite plus de minutes ». Le Portugais, lui, voulait un statut de titulaire. Milan le lui promet.

Amorim en fait son option numéro un, Milan hors Ligue des champions

L’AC Milan n’a pas disputé la prochaine Ligue des champions. La fin de saison a été décrite par Foot Mercato comme « en eau de boudin », et le club a enclenché une restructuration d’envergure : nomination d’un nouveau PDG, Massimo Calvelli, et arrivée de Ruben Amorim pour succéder à Massimiliano Allegri. Pour son compatriote portugais, le nouvel entraîneur a fait de Ramos sa priorité offensive de l’été — comme on l’avait vu lors de la nouvelle carte à deux vitesses de la Serie A avec Amorim et Chivu. Le Parisien confirme que « Gonçalo Ramos s’est rapidement laissé convaincre par le projet milanais, désormais conduit par son compatriote Ruben Amorim, qu’il connaît personnellement ».

Le contexte financier milanais est particulier : hors Coupe d’Europe, le club perd une partie de ses revenus. La direction a donc choisi de frapper fort, quitte à exploser son record, pour poser la première pierre du cycle Amorim. Le profil de Ramos — buteur formé au Benfica, international A portugais (26 sélections, 10 buts), capable d’évoluer en pointe mais aussi de peser sur le côté — colle avec ce que le nouvel entraîneur portugais a déjà demandé à ses avants.

Effet domino côté PSG : Lee Kang-in et Skriniar sur le départ

Ramos n’est pas seul à quitter le PSG cet été. Comme le rappelle L’Équipe, Lee Kang-in est également sur le départ, direction l’Atlético de Madrid. Le Coréen doit y être associé à une indemnité de transfert réclamée par Paris autour de 25 M€. En parallèle, Milan Skriniar — arrivé gratuitement au PSG en 2023 — s’est engagé pour quatre saisons avec Fenerbahçe selon les informations de Radio France, une tendance de fond déjà enclenchée l’été dernier pour le PSG.

L’opération Ramos représente ainsi « la première vente majeure du PSG depuis l’ouverture du mercato » (L’Équipe), avec une logique assumée par le club : libérer de la masse salariale, ouvrir la porte à un attaquant plus adapté au système Luis Enrique, et alimenter le budget recrues. Le PSG n’a pas encore officialisé le montant de la plus-value comptable, mais le package « probablement supérieur » au prix d’achat (Le Parisien) signifie que Paris pourrait limiter la perte, voire dégager une marge, malgré le repositionnement tactique subi par le joueur.

Visite médicale en Floride, officialisation attendue après la CDM

Un détail logistique éclaire la chronologie : Ramos a passé sa visite médicale en Floride, où la sélection portugaise dispute la phase de groupes de la Coupe du monde. ParisFans, citant The Athletic, précise que le transfert « n’est pas encore officiellement bouclé » mais que « le doute est maintenant très mince ». Toutes les rédactions hexagonales s’accordent : la signature et la présentation officielle interviendront après l’élimination portugaise du tournoi — ou en cas de qualification au-delà, à la fin de la compétition.

D’ici là, le PSG peut s’atteler à son mercato entrant. Les noms circulent : le club cherche un attaquant capable de tenir le rôle de numéro 9 titulaire laissé vacant par le départ de Ramos, avec un profil plus mobile et compatible avec le repli de Dembélé sur les ailes. Le chantier est ouvert, et le timing milanais — record battu, ère Amorim lancée — pose un premier point de comparaison pour les autres grands clubs européens sur ce mercato.

Sources