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Cristiano Ronaldo a marqué deux fois contre Damac et offert à Al-Nassr son premier titre de Saudi Pro League depuis 2019.
Cristiano Ronaldo a enfin bouclé l’un des chapitres les plus scrutés de son aventure saoudienne. Jeudi soir, l’attaquant portugais a signé un doublé dans la victoire 4-1 d’Al-Nassr contre Damac, un succès qui offre au club son premier titre de Saudi Pro League depuis 2019 et au capitaine lusitanien son premier grand trophée domestique depuis son arrivée dans le Golfe.
Le fait brut est simple, mais sa portée dépasse le seul résultat. BBC Sport rappelle que Ronaldo avait été recruté à l’hiver 2022 pour porter Al-Nassr sur le devant de la scène et servir de vitrine à l’ambition saoudienne. Al Jazeera, citant l’AFP, souligne de son côté que ce sacre s’est joué lors de la dernière soirée du championnat, avec un Al-Hilal resté au contact jusqu’au bout, à deux points seulement. Après des mois de pression, Al-Nassr devait conclure, et son joueur le plus exposé a répondu présent.
La soirée a résumé à elle seule le scénario recherché par le club depuis trois ans. Ronaldo n’a pas seulement participé à la victoire: il l’a verrouillée. Selon les éléments concordants des deux sources, Al-Nassr a vu Damac revenir dans le match avant que le Portugais ne tranche définitivement la course au titre dans la dernière demi-heure. Un coup franc puis une finition à bout portant ont transformé l’angoisse d’une dernière journée en célébration nette.
Cette efficacité n’est pas anecdotique. BBC Sport rappelle que Ronaldo venait déjà de franchir la barre des 100 buts en championnat saoudien et totalise désormais 129 réalisations toutes compétitions confondues avec Al-Nassr. Mais jusque-là, un reproche persistait: la machine à buts avait changé l’exposition mondiale de la ligue sans encore offrir à son club le titre qu’on attendait de lui. C’est précisément ce décalage qui disparaît avec cette dernière journée.
Le symbole est fort aussi pour le joueur. À 41 ans, Ronaldo ajoute un huitième titre de champion national à un palmarès déjà construit en Angleterre, en Espagne et en Italie. Al Jazeera rappelle qu’il n’avait plus remporté de grand trophée en club depuis le Scudetto décroché avec la Juventus en 2020. Dans une carrière saturée d’images, celle de jeudi rejoint la collection des scènes appelées à durer: le buteur global redevient, au moins pour une nuit, l’homme qui ferme le dossier quand l’enjeu devient maximal.
Ce titre ne raconte pas seulement la persistance d’un champion. Il valide aussi une stratégie. BBC Sport insiste sur le rôle pionnier joué par Ronaldo dans la transformation récente du football saoudien. Son arrivée a ouvert la porte à une vague de signatures majeures, de Karim Benzema à N’Golo Kanté en passant par Sadio Mané, Riyad Mahrez ou Neymar. Le championnat a gagné en densité, en visibilité et en narration. Il lui manquait toutefois une forme de cohérence sportive: voir la star fondatrice convertir l’investissement en couronne nationale.
Sur ce point, la chronologie compte. BBC Sport rappelle aussi que la course a basculé après le choc du 12 mai contre Al-Hilal, match présenté comme l’un des plus regardés de l’histoire du championnat. Al-Nassr avait laissé échapper un avantage dans les dernières secondes, relançant totalement le suspense. Sept jours plus tard, la réponse est venue sans ambiguïté. Le club a terminé le travail, et Ronaldo a occupé le centre de la scène au moment exact où on l’attendait.
Pour Al-Nassr, ce sacre reste une étape, pas un aboutissement définitif. Le poids continental et la capacité à prolonger cette domination compteront tout autant dans l’évaluation du projet. Mais pour l’instant, le club a obtenu ce qu’il cherchait: un titre majeur, porté par son visage mondial, dans un championnat qui continue de réclamer de la crédibilité compétitive autant que de la lumière médiatique.
Pour Ronaldo enfin, la lecture est limpide. Quelques jours après avoir été convoqué par le Portugal pour ce qui sera une sixième Coupe du monde, il aborde l’échéance avec un trophée que son passage saoudien devait impérativement produire. La séquence n’efface ni les doutes ni les débats entourant la ligue, mais elle durcit un constat: même dans un environnement radicalement différent, le Portugais continue de trouver le moyen de transformer une dernière soirée sous tension en affaire personnelle.