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PSG champion, Lens dauphin, Lille et Lyon en Ligue des champions, Marseille et Rennes européens, Metz et Nantes relégués : le grand bilan de la Ligue 1.
Le PSG a remis la main sur la Ligue 1, mais ce cru 2025-2026 ne se résume pas à un cavalier seul parisien.Derrière le champion, Lens a tenu le rythme, Lille a sauvé sa place dans le wagon royal, Lyon a accroché la C1 par la voie des qualifications, et le bas de tableau a livré un verdict brutal: Metz et Nantes descendent, Nice jouera sa peau face à Saint-Étienne.
Paris termine avec 76 points, 24 victoires, 74 buts marqués et seulement 29 encaissés. Le champion a eu la meilleure attaque, la meilleure défense et la meilleure différence de buts du championnat. C’est le profil d’un titre maîtrisé: pas forcément une saison parfaite, mais une saison où le PSG a su garder la main quand la pression est revenue.
Cette pression, Lens l’a incarnée mieux que personne. Deuxième avec 70 points, le Racing finit à six longueurs du PSG, avec 22 succès et 66 buts. Dans une Ligue 1 souvent coupée en deux entre le champion et le reste, Lens a donné une vraie densité au haut de tableau. Le podium n’est pas un accident: c’est la récompense d’une régularité de patron.
Lille termine troisième avec 61 points. Ce point d’avance sur Lyon pèse lourd: il place le LOSC dans la zone directe de Ligue des champions. La fin de saison a pourtant été tendue, avec un classement qui pouvait basculer sur une soirée. Lille s’en sort au métier, au classement, et surtout au bon endroit.
Lyon, quatrième avec 60 points, n’a pas tout perdu. L’OL jouera la qualification pour la Ligue des champions, ce qui garde une vraie valeur sportive et économique. Mais l’écart minuscule avec Lille laisse forcément quelques regrets, surtout pour une équipe revenue fort dans la course européenne.
Marseille et Rennes finissent tous les deux à 59 points. L’OM prend la cinquième place grâce à une meilleure différence de buts, avec un +18 qui fait la différence face au +9 rennais. Dans les faits, Marseille repart avec la Ligue Europa, Rennes avec la Conference League. Même nombre de points, mais pas le même parfum européen.
Derrière, Monaco finit septième avec 54 points, Strasbourg huitième avec 53. L’ASM reste à la porte de l’Europe, Strasbourg encore plus près. Une seule unité sépare les deux clubs, et le Racing peut nourrir des regrets au vu de sa différence de buts positive et de sa dynamique par séquences.
Le bas de tableau est sans appel. Metz termine dernier avec 17 points, 23 défaites et 76 buts encaissés. Nantes, 17e avec 23 points dans le classement disponible, accompagne Metz vers l’étage inférieur. La saison des Canaris a tourné trop longtemps autour de la survie pour éviter la sanction.
Nice sauve l’essentiel, mais pas son honneur sportif. Seizième avec 32 points, le Gym passe par le barrage. Sept victoires seulement, 60 buts encaissés, une saison passée à reculer: le maintien se jouera dans une double confrontation où le poids du maillot ne suffira pas.
Saint-Étienne a gagné le droit de défier Nice après avoir survécu au piège Rodez, au bout d’un 0-0 étouffant conclu aux tirs au but. Le barrage se jouera sur deux manches: aller le 21 mai chez le club de Ligue 2, retour le 24 mai chez le 16e de Ligue 1. Si l’égalité tient, prolongation puis tirs au but.
La Ligue 1 tient donc son dernier scénario: un grand nom populaire qui veut remonter, un club azuréen qui refuse de tomber, et deux matches pour transformer une saison ratée en maintien arraché — ou en descente traumatisante.