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Nice a sauvé sa place en Ligue 1 en renversant Saint-Étienne 4-1 lors du barrage retour, porté par un doublé tardif d’Elye Wahi.
Nice a sauvé sa place en Ligue 1 au bout d’un barrage retour brutal pour Saint-Étienne. Après le 0-0 de l’aller, l’OGC Nice a renversé la pression vendredi soir à l’Allianz Riviera, à huis clos, pour s’imposer 4-1 et envoyer l’ASSE vers une nouvelle saison en Ligue 2. Le tournant porte un nom: Elye Wahi, double buteur en fin de match, symbole d’un maintien arraché dans une soirée qui a longtemps ressemblé à un piège avant de devenir une délivrance niçoise.
Le scénario a d’abord confirmé la crispation née du match aller. À Geoffroy-Guichard, Nice et Saint-Étienne s’étaient neutralisés sans but, laissant tout ouvert pour le retour. Dans une Allianz Riviera privée de public après les sanctions liées aux incidents de fin de saison, le duel a encore mis du temps à s’ouvrir. Les sources concordent sur un match longtemps tendu, avec des Stéphanois capables d’exister, mais incapables de transformer leurs temps forts en avantage durable.
Saint-Étienne a eu des raisons d’y croire. Le Progrès évoque notamment une occasion très précoce de Lucas Stassin, signalée hors-jeu pour quelques centimètres, puis un poteau trouvé après la pause. Eurosport souligne aussi une première période équilibrée, marquée par l’intensité plus que par la maîtrise. Mais le barrage s’est joué sur la capacité à encaisser le premier choc puis à répondre dans les moments brûlants. Sur ce point, Nice a fini par avoir plus de tranchant, plus de banc et surtout plus de puissance émotionnelle.
Jonathan Clauss a ouvert la voie après l’heure de jeu, avant que les dix dernières minutes ne prennent des allures de rupture totale. RMC Sport, Le Monde et Eurosport détaillent le même basculement: Saint-Étienne s’accroche, mais Nice accélère et Wahi transforme la peur en soulagement. Le score final, lourd pour les Verts, raconte moins une promenade qu’une fin de match où les Aiglons ont puni chaque espace laissé par une équipe contrainte de courir après son destin.
Elye Wahi n’était pas seulement l’homme du score. Il était l’homme du récit. Arrivé en prêt durant l’hiver depuis Francfort, où son passage était compliqué, l’attaquant avait besoin de relancer sa trajectoire. Le Monde rappelle qu’il termine sa demi-saison niçoise avec neuf buts et qu’il avait posé un objectif clair avec Claude Puel: sauver Nice, puis garder en ligne de mire la Coupe du monde avec la Côte d’Ivoire. Vendredi soir, le contrat sportif a été rempli dans le moment le plus exposé.
Son doublé tardif a tout changé. RMC Sport décrit un Wahi libérateur, capable de faire sauter le verrou au moment où la tension était maximale. Le Progrès insiste sur son piqué devant Gautier Larsonneur dans le temps additionnel, action qui a définitivement fermé la porte à l’ASSE. Les images de joie et de larmes, relevées par plusieurs médias, ne sont pas anecdotiques: elles donnent la mesure d’une saison niçoise traversée par le doute, les tensions internes et une finale de Coupe de France perdue quelques jours plus tôt.
Pour Claude Puel aussi, ce maintien dépasse le simple résultat. Le technicien avait choisi de réintégrer Wahi après sa suspension et de replacer son équipe dans une structure à trois défenseurs, selon Eurosport. Cette option a donné à Nice de la densité dans un match où chaque transition pouvait valoir une saison. Le barrage ne répare pas tout, mais il évite au club une chute industrielle qui aurait pesé lourd sur son projet sportif.
Côté stéphanois, la douleur est double: l’ASSE a touché l’espoir du bout des crampons avant de s’effondrer. Le Progrès parle d’un dernier jour de fiasco et d’une équipe condamnée à vivre une seconde saison de rang en Ligue 2. La formule est dure, mais elle reflète le poids historique d’un club dont la place populaire reste immense et dont le retour dans l’élite semblait encore possible à plusieurs moments du barrage.
La défaite interroge forcément les choix sportifs de la saison. Saint-Étienne n’a pas été inexistant dans cette double confrontation, mais il lui a manqué ce qui sépare souvent un candidat à la montée d’une équipe qui survit en Ligue 1: l’efficacité dans les surfaces, la gestion des temps faibles et la capacité à ne pas se désunir après le premier coup reçu. Une équipe peut survivre à un 0-0 aller. Elle survit plus rarement à dix minutes finales où tout lui échappe.
Pour les Verts, l’été sera donc celui d’un nouveau chantier. La Ligue 2 ne pardonne ni les demi-mesures ni les reconstructions trop lentes. L’ASSE devra digérer cette soirée, clarifier son projet et reconstruire une dynamique capable de transformer la frustration en montée, sans quoi ce barrage restera comme un symbole de plus dans une période déjà lourde.
Pour Nice, le maintien modifie immédiatement le bilan d’une saison chaotique. Le Gym ne termine pas avec un trophée, ne sort pas grandi de toutes ses tensions, mais reste dans l’élite. À l’échelle économique et sportive, cette différence est gigantesque. Elle conditionne le mercato, la valeur de l’effectif, l’attractivité du projet et la marge de manœuvre d’un club qui aurait vécu une relégation comme un séisme.
Cette soirée complète aussi le grand tableau de la saison française. Après un exercice déjà marqué par les enjeux européens et la lutte pour le maintien, le barrage a offert son verdict final: Nice reste en Ligue 1, Saint-Étienne reste à quai. Pour replacer ce résultat dans le paysage national, notre bilan complet de la Ligue 1 2025-2026 permet de relire les équilibres du championnat, tandis que le précédent Nice-Lens accroché en fin de saison disait déjà la fragilité d’un Gym incapable de tuer ses matches. La trajectoire de Saint-Étienne, elle, avait aussi été ponctuée de signaux contradictoires, comme lors de la victoire de Rodez contre les Verts dans la course au top 5.
Le barrage a livré son verdict sans détour: Nice a souffert toute la saison, mais Nice a survécu. Saint-Étienne a cru pouvoir forcer la porte, mais n’a pas su résister au moment où le match a explosé. Dans une soirée sans public, ce sont finalement les émotions les plus bruyantes qui sont restées: les larmes de Wahi, la respiration de Puel, et le silence d’une ASSE renvoyée à ses questions.