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Didier Deschamps a présenté sa liste des 26 Bleus pour la Coupe du monde 2026 avec plusieurs choix forts, dont Robin Risser, Jean-Philippe Mateta et Maxence Lacroix.
Didier Deschamps a choisi l’équilibre plutôt que l’effet d’annonce. Le sélectionneur a dévoilé jeudi la liste des 26 Bleus pour la Coupe du monde 2026 avec un noyau très dense autour de Kylian Mbappé et d’Ousmane Dembélé, mais aussi quelques décisions fortes qui donnent le ton avant le tournoi.
La principale surprise est venue du poste de troisième gardien. Robin Risser, auteur d’une saison remarquée avec Lens et tout juste récompensé en Ligue 1, décroche sa première convocation chez les A. Son nom n’était pas le plus attendu au départ, mais Deschamps a privilégié la dynamique sportive du moment. Dans le même esprit, Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta, tous deux à Crystal Palace, font partie des choix confirmés pour compléter un groupe pensé sur la complémentarité.
À l’inverse, certains dossiers marquent les limites de cette sélection. Eduardo Camavinga, gêné par une saison plus heurtée au Real Madrid, reste à quai. Randal Kolo Muani n’entre pas non plus dans la liste finale, Mateta ayant été préféré pour offrir un profil plus axial et plus direct dans la surface. Lucas Chevalier, longtemps cité parmi les options possibles dans les buts, ne figure pas non plus dans la liste.
Didier Deschamps a retenu 26 joueurs pour le Mondial 2026. Voici la liste complète, poste par poste.
Cette liste confirme trois choix particulièrement commentés: Robin Risser comme troisième gardien, Maxence Lacroix dans le groupe défensif et Jean-Philippe Mateta dans le secteur offensif.
En attaque, la densité reste impressionnante. Mbappé mènera un secteur offensif où figurent aussi Dembélé, Michael Olise, Désiré Doué, Rayan Cherki, Bradley Barcola, Marcus Thuram, Maghnes Akliouche et Mateta. L’idée de Deschamps est claire: conserver une base capable de faire la différence dans les grands matches sans perdre la souplesse tactique qui a souvent fait la force des Bleus lors des grandes compétitions.
Le sélectionneur a d’ailleurs tenu un discours mesuré au moment de présenter son groupe. La France fait partie des favoris naturels, mais Deschamps refuse de se projeter trop vite vers les matches couperets. Le message est d’abord pragmatique: il faudra négocier un premier tour exigeant contre le Sénégal, l’Irak et la Norvège avant de parler de finale. Cette prudence n’est pas seulement de façade. Elle reflète aussi le nouveau contexte du tournoi, plus long, plus dense, avec davantage de matches et une gestion physique encore plus importante.
Le choix d’une liste à 26 répond justement à cette logique. Deschamps l’a assumé: ce format apporte de la sécurité, mais impose aussi une gestion plus délicate du groupe. Certains joueurs auront peu de minutes et le staff devra maintenir tout le monde sous tension. C’est un détail qui peut devenir décisif dans une compétition où la profondeur d’effectif compte presque autant que le onze de départ.
Pour la France, cette annonce fixe donc une ligne claire. Les cadres sont là, la puissance offensive aussi, et les surprises restent limitées mais significatives. Entre la montée de Risser, la confiance renouvelée à Mateta et l’absence de Camavinga, Deschamps a envoyé un signal: la hiérarchie historique ne suffit plus, la forme et l’utilité immédiate pèsent lourd. À quelques semaines du coup d’envoi, les Bleus avancent avec un groupe cohérent, ambitieux et déjà placé sous forte attente.
Informations confirmées à partir des annonces et éléments rapportés jeudi par Reuters, BBC Sport et ESPN.