
Violents heurts à Buenos Aires : Manifestation des retraités et supporters de foot
Des heurts violents à Buenos Aires lors d'une marche pour les retraités, soutenue par des supporters de football.
Des supporters de football ont participé, ce mercredi à Buenos Aires, à une marche en faveur des retraités, qui a rapidement dégénéré en violents heurts avec la police.
Affrontements à Buenos Aires
Le 12 mars 2025, des scènes de violence parmi les plus sévères durant les 15 mois de présidence de Javier Milei ont éclaté à Buenos Aires. La manifestation, visant à défendre les droits des retraités, a vu la participation massive de supporters de football qui ont apporté leur soutien. Tout a dégénéré lors d’un face-à-face tendu qui s’est intensifié aux abords du Parlement, où les forces de l’ordre étaient en session.
Des heurts d’une ampleur inquiétante
Les incidents ont commencé en milieu d’après-midi avec des bousculades entre plusieurs centaines de manifestants et la police. Des projectiles ont été lancés en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des balles en caoutchouc, des canons à eau et du gaz lacrymogène. La situation, marquée par des échauffourées incessantes, a perduré pendant plus de deux heures, entraînant l’interpellation d’une trentaine de personnes et deux policiers blessés.
Les raisons de la mobilisation
Chaque mercredi, les retraités se rassemblent à Buenos Aires pour dénoncer la dégradation de leur pouvoir d’achat, aggravée par une chute brutale des revenus au début de la présidence de Milei. Récemment, des appels à la solidarité ont circulé sur les réseaux sociaux, incitant les supporters de grands clubs comme River Plate et Boca Juniors à se joindre à la lutte des retraités. L’objectif était non seulement de défendre leurs droits, mais aussi de s’opposer à la répression policière des manifestations précédentes.
Réactions des manifestants et du gouvernement
«Je suis venu parce que ce n’est pas possible qu’ils frappent des retraités, mon père est à la retraite et il n’a plus accès aux médicaments!», a déclaré Martín Mansilla, un chauffeur de taxi, tout en exprimant son indignation. Les chants des supporters résonnaient dans les rues, évoquant une profonde colère face aux violences policières. En réponse, le gouvernement a qualifié la mobilisation de «marche de barrabravas», affirmant qu’elle avait des connotations politiques. La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, a décrit l’événement comme «déstabilisatrice» et a mis en garde contre d’éventuelles conséquences pour les manifestants.
Les retraités : victimes de l’austérité
Les retraités argentins sont gravement affectés par l’austérité imposée par la présidence de Milei, exacerbée par une inflation chroniquement élevée, atteignant 211 % en 2023. Depuis la mi-2024, le minimum de retraite, qui concerne plus de la moitié des retraités, est indexé mensuellement sur l’inflation, mais les effets d’une dévaluation de 52 % et l’augmentation des coûts des médicaments se font largement ressentir.