Ronan O'Gara soutient la décision d'Andy Farrell après la défaite en Six Nations

Ronan O’Gara soutient la décision d’Andy Farrell après la défaite en Six Nations

Ronan O'Gara confirme la justesse d'Andy Farrell sur la performance de l'Irlande face à la France en Six Nations.

France

Ronan O’Gara affirme que la décision d’Andy Farrell de rester fidèle à son instinct après la défaite face à la France est exacte. L’ancien demi d’ouverture rappelle que Farrell est humain et qu’il est resté immobile sur son banc, visiblement frustré par la perte du breaking ball et par l’absence de conquête dans les airs, des éléments traditionnellement considérés comme des points forts du rugby irlandais. Selon lui, l’analyse vidéo de lundi aurait dû renforcer son point de départ, et il pense que son opinion n’aurait pas changé aujourd’hui, car Farrell a livré une synthèse fidèle de ce qu’il a vu en direct et peut-être a été un peu surpris par la première période.

Il souligne que quiconque suit le rugby français sait qu’ils sont capables de jouer ainsi semaine après semaine. Farrell serait déçu par la précision dans les airs et par la conquête du ballon, mais il rappelle aussi que, parfois, les ballons ne tombent pas pour vous. « L’Irlande a été bonne pendant environ 15 minutes à ce stade, mais n’a pas bénéficié du moindre coup de pouce au départ; tactiquement, elle était intelligente, mais la réalité est que l’Irlande n’a pas un joueur du type Bielle-Biarray », explique O’Gara.

Une lueur d’espoir subsiste: « Ce qui est très important, c’est qu’Irlande a trouvé des solutions », note-t-il. À 29-0, le plus grand bruit dans le stade a été lorsque l’annonce du score français a été suivie de « Ireland Zero », moment que le public a largement apprécié. Puis l’Irlande a marqué, ce qui a rendu la situation plus complexe: on parle d’un enchaînement qui leur a permis de réduire l’écart à 29-14 grâce à un deuxième essai et d’une pénalité près de la ligne qui aurait pu ouvrir la porte à 29-21.

Sur la rotation et la sélection, O’Gara affirme que Farrell devra sans doute reconsidérer le choix des titulaires cette semaine, avec environ la moitié du groupe sous pression et soumis à une attention accrue. « Jamais durant le mandat d’Andy Farrell n’avait sans doute connu un week-end pareil: toutes ses performances reposent sur l’état d’esprit, la précision et l’anticipation du moment », précise-t-il. « Étant donné le compétiteur qu’il est, il a sans doute sa liste en tête et sept noms sur la feuille pour sept ou huit postes ». Il rappelle que la ligne arrière est toujours la plus compétitive et que Nick Timoney a laissé une impression forte à son arrivée; Josh van der Flier est reconnu pour son volume de travail, Doris est un atout réel et il y aura probablement une certaine concurrence au poste de numéro 6.

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