Roberto Firmino a transformé son parcours difficile en Arabie Saoudite en un triomphe éclatant, en remportant la Ligue des champions de l’AFC avec Al-Ahli. L’ancien attaquant de Liverpool, souvent critiqué cette saison, a su saisir sa chance lors de la finale et décrocher le titre accompagné du prestigieux titre de meilleur joueur du tournoi.
Une renaissance lors de la finale de la AFC Champions League
À 33 ans, Roberto Firmino a été décisif dans la victoire de son équipe face au Kawasaki Frontale, équipe japonaise qui avait éliminé Al-Nassr en demi-finale avant de rejoindre la finale disputée à Jeddah. Firmino a livré une prestation remarquable avec deux passes décisives, participant activement au succès 2-0 d’Al-Ahli.
Malgré des mois de galère sans temps de jeu et une éviction de l’effectif du championnat saoudien, Firmino a su se montrer à la hauteur sur la scène continentale. Il a ainsi délivré une réponse éclatante à ses détracteurs et retrouvé le chemin des trophées, lui qui avait déjà remporté la Premier League et la Ligue des champions avec Liverpool.
Un moment d’émotion intense
Au coup de sifflet final, l’émotion a submergé Firmino, en larmes, confiant qu’il n’abandonnerait jamais. Il a notamment déclaré : « Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens au fond de mon cœur. Ils m’ont mis hors de la liste en championnat, mais j’ai pu rester en Ligue des champions… Je ne renonce jamais. Je sais qui m’a amené ici, et je veux rendre toute la gloire à Dieu. »
Accueilli chaleureusement par ses coéquipiers tels que Riyad Mahrez, Ivan Toney ou encore Edouard Mendy, Firmino a savouré cette victoire qui marque un tournant majeur dans son aventure au Moyen-Orient.
Un contexte compliqué en Saudi Pro League
Al-Ahli avait d’abord recruté Galeno pour un transfert avoisinant 50 millions d’euros, laissant Firmino en marge de la formation engagée en championnat. Cette décision a été dictée par les contraintes strictes de la Saudi Pro League limitant le nombre de joueurs étrangers et imposant des quotas d’âge. Le manager Matthias Jaissle avait justifié ce choix par les règles en vigueur, tout en saluant le professionnalisme et le rôle de leader du Brésilien dans le groupe.
Le joueur s’est lui-même confié sur ses difficultés : « J’ai pensé à beaucoup de choses, j’ai laissé de côté les mauvais moments. Je suis resté deux mois sans jouer, mais il faut croire et se battre. Riyad, cette ville, va le ressentir aujourd’hui. Je rends toute la gloire à Jésus. Merci. »










