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PSG a confirmé les absences d’Achraf Hakimi et Lucas Chevalier avant le retour à Munich. Un double coup dur à quelques jours d’un rendez-vous capital.
Paris Saint-Germain a encaissé un nouveau coup dur avant son déplacement à Munich. Après la victoire spectaculaire 5-4 contre le Bayern en demi-finale aller de Ligue des champions, le club parisien a confirmé qu’Achraf Hakimi serait absent « pour les prochaines semaines » en raison d’une blessure à la cuisse droite. Dans la même communication médicale, PSG a également indiqué que Lucas Chevalier, touché à l’entraînement mercredi matin, manquerait lui aussi plusieurs semaines. Deux absences qui compliquent immédiatement la gestion de Luis Enrique à l’approche d’une semaine décisive.
Le cas Hakimi résume à lui seul l’enchaînement des événements qui fragilise le champion d’Europe en titre. Mardi soir, face à Bayern Munich, le latéral droit marocain a joué l’intégralité de la rencontre et a même délivré une passe décisive sur le quatrième but parisien inscrit par Khvicha Kvaratskhelia. Mais il s’est ensuite tenu la cuisse droite en fin de match. Le détail n’est pas anodin : PSG avait déjà utilisé tous ses changements et le joueur a donc terminé la partie malgré la douleur, avant que le diagnostic ne confirme une indisponibilité de plusieurs semaines.
Le timing de cette blessure est particulièrement sensible. Paris se rend à Munich mercredi 6 mai pour le retour d’une demi-finale qui s’annonce déjà étouffante après un aller totalement hors norme. Le score de 5-4 a offert au public une soirée de très haut niveau, mais il a aussi laissé des traces physiques évidentes. Selon Reuters, le club parisien doit encore recevoir Lorient en Ligue 1 avant de prendre la direction de l’Allemagne, ce qui réduit encore un peu plus la fenêtre de récupération et les possibilités de rotation.
Pour Luis Enrique, le problème dépasse le seul remplacement poste pour poste. Hakimi n’est pas seulement un défenseur de couloir ; il est aussi l’un des relais les plus importants du système parisien, capable de couvrir une grande zone, d’apporter la largeur et d’accélérer les sorties de balle. Sans lui, le coach espagnol devra probablement revoir une partie des automatismes qui ont permis à PSG de tenir le rythme face à Bayern. La question est d’autant plus importante que l’adversaire bavarois a lui-même de quoi frapper fort dans les espaces laissés derrière les latéraux.
La blessure de Lucas Chevalier ajoute un niveau de complexité supplémentaire. Le gardien parisien a été touché lors d’une séance d’entraînement mercredi matin et le club l’a lui aussi annoncé indisponible pour plusieurs semaines. À ce stade de la saison, perdre simultanément un cadre offensif du couloir droit et un gardien de but impose une gestion beaucoup plus prudente des charges de travail, de la hiérarchie et des scénarios de match. Dans un sprint final où chaque détail compte, PSG voit s’accumuler des contraintes qui vont peser sur sa stabilité.
Le contexte reste pourtant favorable sur le plan comptable. En Ligue 1, Paris conserve la tête du championnat et peut toujours viser un nouveau titre national. Sur la scène européenne, le club a pris un léger avantage avant le retour à l’Allianz Arena, mais rien n’est acquis : un but d’écart après un 5-4 ne garantit évidemment rien face à une équipe de Bayern qui a déjà montré sa capacité à revenir dans le match. L’absence d’Hakimi renforce donc l’idée que le scénario ne sera pas seulement tactique, mais aussi physique et émotionnel.
BBC a rappelé que le latéral marocain doit non seulement manquer la demi-finale retour, mais aussi rester en soins pendant les prochaines semaines. Cette durée d’indisponibilité signifie que Paris devra gérer la suite immédiate sans un joueur habituellement indispensable dans les grands rendez-vous. Pour le public français, le dossier est d’autant plus suivi qu’il touche à la fois un club emblématique de Ligue 1 et l’un des temps forts de la saison européenne. PSG se retrouve au cœur d’une période où la marge d’erreur disparaît.
Au-delà du résultat brut, cette séquence met en lumière la réalité d’un printemps qui s’intensifie au pire moment pour les staffs. Les matches s’enchaînent, les chocs s’accumulent, et le moindre pépin médical change la donne. Paris doit maintenant trouver des solutions pour tenir son niveau d’exigence sans céder à la panique. À Munich, le club jouera encore avec une avance, mais il abordera le rendez-vous avec un secteur droit affaibli et un groupe qui sort déjà éprouvé d’une demi-finale d’anthologie.
La prochaine réponse parisienne dira beaucoup sur la maturité de l’équipe. Si PSG parvient à franchir l’obstacle malgré ces pertes, le message envoyé en Europe sera très fort. Si le club cale, la blessure d’Hakimi apparaîtra comme l’un des tournants de cette double confrontation. Pour l’instant, le constat est simple : à quelques jours d’un rendez-vous capital, Paris doit déjà composer sans deux joueurs annoncés forfaits pour plusieurs semaines. Le test arrive au moment le plus délicat.