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Vingt-quatre heures ont suffi à redessiner le Mondial 2026 : la Norvège d'Erling Haaland a crucifié le Brésil (2-1) au MetLife Stadium, puis l'Angleterre de Jude Bellingham a résisté au Mexique (3-2) à dix contre onze dans l'Azteca pour valider son billet en quarts. Neymar a annoncé sa retraite internationale, Haaland a rejoint Messi et Mbappé à sept buts. Le tableau des quarts est complet.
Vingt-quatre heures ont suffi à redessiner le tableau du Mondial 2026. Dimanche soir, le Brésil de Neymar — quintuple champion du monde, deuxième nation la plus titrée de l’histoire — a été éliminé dès les huitièmes par la Norvège d’Erling Haaland (1-2) au MetLife Stadium. Cinq heures plus tard, dans l’Azteca de Mexico, l’Angleterre de Thomas Tuchel a livré un combat de 102 minutes à dix contre onze, deux penalties concédés et trois arrêts décisifs de Jordan Pickford, pour éliminer les co-organisateurs (3-2) et rejoindre la Norvège en quarts. Deux résultats, deux pages d’histoire : la Norvège écrit la sienne en quarts d’une Coupe du monde pour la première fois depuis 1998, et l’Angleterre met fin à quarante ans de complexe azteca, là même où Maradona avait signé la « mano de Dios » en 1986.
À 06h00 heure de Paris, le tableau des quarts est complet. Quatre affiches, dont deux chocs : France-Maroc jeudi à Boston (22h, retrouvailles de la demi-finale 2022), Angleterre-Norvège samedi à Miami, le derby ibérique Portugal-Espagnol lundi soir à Dallas (21h), et Argentine-Egypte mardi 18h. Le Brésil, lui, rentre à la maison. Et avec lui s’éteint la dernière Coupe du monde de Neymar.
| Match | Score | Lieu / heure FR | Vainqueur | Adversaire en quart |
|---|---|---|---|---|
| Brésil – Norvège | 1-2 | MetLife Stadium (East Rutherford), 22h00 | Norvège | Angleterre (sam. Miami) |
| Mexique – Angleterre | 2-3 | Stade Azteca (Mexico), 02h00 | Angleterre | Norvège (sam. Miami) |
Le MetLife Stadium n’a pas vu un miracle, mais une démonstration de caractère. Pendant 79 minutes, la Seleção d’Ancelotti a tout fait sauf marquer. Dès la 3e minute, Alexander Sørloth avait pourtant centré pour Berg, mais le but norvégien était refusé pour hors-jeu. La suite fut un long siège : à la 13e, Ajer fauchait Cunha dans la surface, mais Bruno Guimarães voyait son penalty repoussé par Ørjan Nyland. Vinicius Jr, lancé à la 40e, butait une nouvelle fois sur le portier scandinave. Endrick, entré à la 58e, manquait le cadre seul face à Nyland (59e). Neymar, entré à la 67e sous les applaudissements du MetLife, ne parvenait pas à renverser la tendance.
Tout bascule à la 80e. Sur un centre enroulé d’Andreas Schjelderup depuis le côté gauche, Erling Haaland — oublié par Gabriel au second poteau — place une tête imparable devant Alisson (0-1). Le stade change de camp. Dix minutes plus tard, le même Schjelderup déborde côté droit et décale Haaland à l’entrée de la surface : frappe croisée, puissante, sous la barre d’Alisson (0-2, 90e). Le doublé d’Haaland — son septième et huitième but en Coupe du monde, son cinquième et sixième dans ce Mondial 2026 — enterre la Seleçao. Neymar obtient et transforme un penalty dans le temps additionnel (1-2, 90+10e) pour ce qui sera son dernier geste sous le maillot auriverde.
L’élimination est historique. Le Brésil, quintuple champion du monde, n’avait plus été éliminé en huitièmes de finale de Coupe du monde depuis 1990 — un quart de siècle plus tôt. Et elle est doublement symbolique : elle survient au MetLife Stadium, là où Neymar avait fait ses débuts avec la Seleção en 2010. À la fin du match, en larmes, le numéro 10 a confirmé son retrait international : « J’ai essayé, j’ai essayé. Maintenant, c’est fini. J’ai commencé ici et je termine ici. » À 34 ans, l’attaquant de Santos quitte la Seleção avec 130 sélections et 79 buts (record co-détenu), laissant la Seleção orpheline de son dernier grand numéro 10.
Mexico s’est préparé à vivre une fête. L’Azteca n’avait plus vu de défaite mexicaine en Coupe du monde depuis… 1986 (deux défaites en 89 rencontres). Thomas Tuchel l’avait dit samedi en conférence de presse : « C’est peut-être l’une des plus belles affiches qui peut nous être proposée, défier le Mexique dans l’Aztéca. Beaucoup d’obstacles nous attendent, sans même parler de l’altitude qui sera évidemment un gros désavantage parce qu’il est impossible de s’y adapter en quatre jours. » L’arbitre iranien Alireza Faghani, d’abord retardé d’une heure par un orage, n’a même pas pu siffler dans la fournaise prévue.
Il a d’abord vu un duel tactique, équilibré, où Pickford devait s’employer sur une tête de Raul Jimenez (15e). Puis, à la 36e minute, Bukayo Saka dépose un centre côté droit. Jude Bellingham, oublié au second poteau, place une tête imparable (0-1). Deux minutes plus tard, Harry Kane glisse une passe subtile entre le gardien Raul Rangel et la défense : Bellingham conclut à bout portant (0-2, 38e). Quatre-vingt-dix-huit secondes auront suffi à retourner le match — et le stade. Julian Quinones, intenable depuis le début du tournoi, réduit l’écart dès la 42e d’une demi-volée sur un coup franc mal repoussé par Konsa (1-2), son quatrième but du Mondial.
La deuxième période bascule à la 54e. Jarell Quansah, déjà averti d’un jaune tôt, est expulsé par Faghani après recours à la VAR pour un tacle non maîtrisé, pied très haut, sur Jesus Gallardo. Réduits à dix, les Anglais reculent. À la 58e, Anthony Gordon obtient un penalty après une faute de Rangel ; Harry Kane le transforme avec sang-froid (1-3, 60e). Sixième but de Kane dans ce Mondial, 85e en sélection, qui le laisse à une longueur de Messi, Mbappé et Haaland (sept chacun). Mais à la 69e, Faghani accorde un second penalty aux Mexicains pour une faute de Kane sur Brian Gutierrez. Raul Jimenez le transforme (2-3). Onze minutes de temps additionnel. Pickford multiplie les arrêts, Bellingham sauve même un but sur sa ligne devant Cesar Montes (45+4). À la fin, les Anglais résistent. Zlatan Ibrahimovic, consultant pour Fox, résume : « J’ai vu dix lions sur le terrain. »
Le capitaine Harry Kane, lui, savourait sans cacher le prix de la victoire : « C’était un match de folie. Nous avons dû nous battre… Tout jouait contre nous, mais nous avons trouvé le moyen de nous en sortir. » L’Angleterre met fin à quarante ans de complexe azteca — depuis ce quart de 1986 perdu contre l’Argentine de Maradona — et hérite de la Norvège en quarts, samedi à Miami. Quansah, suspendu, manquera ce rendez-vous.
| Date | Match | Heure FR | Stade | Enjeu |
|---|---|---|---|---|
| Jeu. 9 juillet | France – Maroc | 22h00 | Boston | Revanche de la demi-finale 2022 |
| Ven. 10 juillet | Portugal/Espagne – États-Unis/Belgique | 21h00 | Dallas | Derby ibérique ou choc co-hôte |
| Sam. 11 juillet | Norvège – Angleterre | 23h00 | Miami (Hard Rock) | Première des deux cadors en QF |
| Dim. 12 juillet | Argentine/Egypte – Suisse/Colombie | 03h00 | Atlanta | Messi vs Salah ou la Nati |
Quatre affiches, et déjà deux chocs à l’horizon : France-Maroc, qui n’est pas une « revanche » selon les Bleus mais des retrouvailles très attendues, et Angleterre-Norvège, qui opposera samedi Erling Haaland à Jude Bellingham, les deux meilleurs buteurs du Mondial après Messi et Mbappé. Le derby ibérique se profile lundi soir à Dallas, et l’Argentine, en cas de qualification contre l’Égypte mardi, retrouvera un quart qui sent la Nati.
Avec son doublé face au Brésil, Erling Haaland rejoint Lionel Messi et Kylian Mbappé en tête du classement des buteurs du Mondial 2026 (sept buts chacun). Harry Kane, à six réalisations, reste à une longueur. La course au Soulier d’Or pourrait se décanter dès jeudi à Boston : si Mbappé marque face au Maroc, il prendrait seul la tête. Si Haaland inscrit un but face à l’Angleterre samedi, il deviendrait le premier attaquant de la Norvège à terminer meilleur buteur d’un Mondial depuis 1998. Quant à Messi, son huitième but pourrait arriver mardi contre l’Égypte. La dernière ligne droite est lancée.
La Coupe du monde entre dans son dernier carré. À 06h00 heure de Paris, les huit rescapés sont connus, les quatre quarts sont fixés, et la Norvège d’Erling Haaland a déjà réservé sa place au prochain chapitre de l’histoire.