Tout comme la semaine écoulée n’a pas annoncé l’effondrement de Manchester City, la victoire contre Wolverhampton ne peut être décrite autrement que comme une réussite pragmatique, sans flair excessif, que Pep Guardiola semblait vouloir avant tout sécuriser. En s’imposant 2-0, City conserve Arsenal sous pression en fin de journée et montre une gestion mesurée mais efficace du contexte du match.
La composition témoignait d’une rotation raisonnée: Haaland et Foden restant sur le banc pendant une grande partie du match, signe d’une approche prudente du calendrier. Omar Marmoush a ouvert le score dès la sixième minute sur un centre mal repoussé, puis Antoine Semenyo a doublé la mise peu avant la mi-temps avec une finition rapide à deux temps. Marmoush n’avait pas démarré un match de championnat depuis août, et Guardiola a salué son apport en rappelant que sans lui, se qualifier pour la Ligue des Champions aurait été plus complexe.
Parmi les nouveautés, Marc Guehi effectuait ses débuts et a été relativement assuré, tandis que Semenyo apportait une menace constante sur le côté droit. Guehi a montré une lecture des situations qui a permis à City d’avancer, notamment avec une passe vers Son coéquipier hivernal qui témoignait de sa capacité à doser ses passes. Les rares brèches offertes par les Wolves dans la première période ont été exploitées par City, qui a su accélérer lorsque nécessaire.
Les chiffres de l’Expected Goals (xG) indiquent une volatilité caractéristique de cette phase de la saison. Après le second but de Semenyo, l’équipe affichait un xG de 0,12, alors que Wolves s’inscrivait à 0,55 sur la même période, montrant que la rencontre pouvait basculer dans un sens comme dans l’autre et que le réalisme n’était pas toujours au rendez-vous pour City dans les zones dangereuses.
Sur une action clé en fin de première période, Farai Hallam a refusé un penalty après que le toucher de Marmoush a touché le bras de Mosquera. La VAR est restée muette et l’arbitre a conservé sa décision initiale. Cette intervention a alimenté le débat sur l’arbitrage et a été une source de frustration pour Guardiola, qui a ensuite insisté sur le fait que les décisions jouent un rôle important dans le déroulement du match.
Guardiola a ensuite critiqué l’arbitrage en déclarant que « l’arbitre fait ses débuts et tout le monde va le connaître », exprimant son point de vue sur l’issue d’un match marqué par une gestion des fautes et des contacts qui n’a pas été sans controverse. Rob Edwards, l’entraîneur de Wolves, a reconnu que certains éléments du match ont été frustrants pour son équipe mais a aussi souligné que certains voient cette victoire comme routinière pour City, ce qui reflète le caractère parfois imprévisible des confrontations entre ces deux clubs.
En dépit d’un bloc défensif souvent solide et d’un milieu qui a su proposer des transitions intéressantes, City a montré des signes de fatigue dans les dernières minutes, mais a su verrouiller le résultat. Les recrues, notamment Guehi et Semenyo, ont commencé sur des bases solides et ont laissé entrevoir une dynamique constructive pour les prochains matches, tout en rappelant que la rotation peut rester une constante dans les échéances à venir. Avec cette victoire, City conserve une avance morale sur ses rivaux et maintient Arsenal sous pression dans la course au titre.









