Manchester City avait affiché de l’optimisme après la victoire à Nottingham Forest après Noël, mais l’humeur a rapidement changé. À Sunderland, Pep Guardiola était perplexe d’être interrogé sur son avenir pour la deuxième fois en quinze jours et amusé par la manière dont le nul de son équipe serait perçu. On lui a rappelé que son effectif avait laissé échapper deux points au Stadium of Light; il a répliqué que ces points n’étaient pas perdus, et qu’il fallait surtout retenir la performance sur une soirée où le ballon refusait de trouver le chemin des filets.
Non loin de la salle de conférence, Bernardo Silva a pris une tournure plus tranchante. « Nous ne sommes pas satisfaits, car nous voulions mieux que cela », a déclaré le capitaine, regrettant que la première période n’ait pas été à la hauteur du second acte. Sa lucidité a complété l’image que voulait projeter Guardiola, et montre comment les deux leaders du vestiaire dessinent le ressenti de l’équipe. Dans ce cadre, Silva et Guardiola se renforcent mutuellement pour donner une vision complète de l’état d’esprit du groupe.
Il n’est pas rare que Guardiola loue les prestations après des matchs où l’équipe a laissé échapper des points; il se montre plus sévère lorsqu’ils remportent la victoire. À l’inverse, Silva ne mâche pas ses mots après un nul ou une défaite, et leurs échanges complètent l’image de ce que ressent l’effectif. Ensemble, ils dessinent une vision du moral du groupe qui peut influencer les prochains choix.
Les échanges au Jour de l’An montraient surtout une volonté de ne pas se satisfaire et de viser le titre en Premier League. Silva a expliqué qu’ils se trouvaient dans une position plus délicate, mais qu’il avait déjà jugé, il y a quelques semaines, que lorsqu’ils étaient deux points derrière, il fallait se concentrer sur eux-mêmes. Profiter du prochain match à domicile pour reprendre la marche vers la victoire, se reposer et préparer la rencontre suivante faisaient partie du plan.
Trois jours plus tard, après un nouveau nul préjudiciable et des blessures à leurs défenseurs centraux titulaires, Guardiola s’est montré plus préoccupé lors de son retour devant les journalistes. L’ampleur exacte des problèmes pour Josko Gvardiol et Ruben Dias n’avait pas été fixée, mais l’inquiétude était suffisante pour assombrir l’humeur générale. Cette réalité souligne la difficulté croissante d’un calendrier chargé pour City.
Silva a également été moins tranchant en évoquant une autre occasion manquée. Son message, « nous méritions mieux aujourd’hui », a été suivi de « mais cela fait partie du métier ». Il a ajouté que le club était désormais en position plus compliquée et que l’équipe devait se concentrer sur elle-même et sur les échéances à venir.
Guardiola a évoqué cette saison l’amélioration de l’ambiance dans le vestiaire, qui offre un cadre plus favorable à la progression que l’année précédente. Silva est devenu une pièce maîtresse de ce renouveau, ramenant des standards au groupe en tant que capitaine.
Cette semaine a été lourde, avec quatre points laissés en quatre jours, et surtout quatre blessures dans le même laps de temps qui obligent City à se contenter de survivre. Le calendrier chargé multiplie les opportunités pour redonner le sourire à l’Etihad. Un demi‑finale de Coupe, un derby mancunien et la fin de la première phase de la Ligue des champions offrent de nombreuses occasions d’améliorer rapidement l’ambiance à l’Etihad. Le souci demeure que, sans résultats positifs, la douleur du groupe pourrait s’accentuer alors que les matches s’enchaînent.









