Après une défaite cuisante lors du derby, Manchester City espérait se relancer mardi soir en Norvège en Ligue des champions. Au lieu de cela, la soirée fut un véritable cauchemar pour Pep Guardiola et son entourage. Cette contre-performance survient après un revers récent qui remet en cause le plan du club. Elle transforme les heures qui suivent en une période de réflexion pour l’équipe et ses supporters.
Pour Guardiola, l’objectif est clair: ajouter un nouveau titre à un palmarès déjà étincelant, en visant le championnat et la Ligue des champions. Cela pourrait être cette saison ou la suivante, mais l’ambition demeure intacte. L’idée est de remporter encore des trophées et d’entretenir une aura de réussite durable. Or ce plan n’impliquait pas un retour d’un froid cercle arctique, le regard fixé vers le sol mais prêt à rebondir.
Guardiola demeure l’un des grands entraîneurs de l’histoire; toutefois il n’est pas à l’abri de l’échec. L’échec est aujourd’hui bien présent et frontal pour son équipe. City a été humiliée à deux reprises en l’espace d’une semaine, d’abord par le derby puis par une défaite face à des adversaires qui se sont révélés supérieurs ce soir-là. Une soirée que les modestes de Bodo/Glimt n’oublieront pas et que Guardiola aurait sans doute préféré oublier.
Cette City est entachée de faiblesses, du haut vers le bas. Mardi soir, City a concédé trois buts et a vu deux autres buts être refusés, après en avoir encaissé deux quatre jours plus tôt. L’arrivée de Marc Guehi ne peut pas arriver assez tôt. La conclusion est que le club doit rapidement corriger les angles morts qui minent son jeu.
Rodri, vainqueur du Ballon d’Or 2024, paraît être une ombre de son niveau passé. Expulsé après deux cartons en soixante secondes, il est loin du rythme. Il avait manqué la majeure partie de la saison précédente après une intervention au genou et se retrouve aujourd’hui distancé, symbole de l’incapacité de City à maîtriser la possession et à la récupérer. Ses performances récentes illustrent les difficultés du milieu de terrain à contenir le tempo adverse.
En attaque, Guardiola peut compter sur le buteur le plus redoutable du monde, Haaland, mais autour de lui les lacunes de l’effectif se font sentir. Il ne marque plus en jeu depuis huit matchs, ce qui constitue la pire série de sa carrière depuis 2018. Cette production ralentie influence l’ensemble des résultats et alourdit les attentes des supporters. Le Norvégien demeure toutefois une menace et son état de forme sera un élément clé pour la suite.
Haaland a qualifié la défaite sur sa terre natale d embarrassante et a exprimé son inquiétude face à la tournure des événements. Il doit sans doute beaucoup regretter l’absence de Kevin De Bruyne, le Belge considéré comme le plus grand joueur de City, avec qui sa relation semblait télépathique. Remplacer De Bruyne reste un défi majeur et l’essai avec Tijani Reijnders n’a pas produit le même effet. Le club cherche une solution rapide pour stabiliser le milieu et la créativité offensive.
Guardiola estime que City doit changer de dynamique. La solution la plus évidente serait une séparation avec le manager, mais à l’Etihad, une telle éventualité reste peu probable. Le club doit prouver que son projet peut encore être efficace malgré les revers récents. L’entraîneur sait qu’il est attendu au tournant et que les prochaines échéances seront déterminantes.
Il revient donc à Guardiola de prouver son génie une fois de plus et de redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard. Le récit de cette saison est en jeu et la manière dont City réagira sera scrutée de près par les observateurs et les supporters. Les performances à venir détermineront si le club peut préserver son prestige et continuer à nourrir son style de jeu caractéristique. Dans ce contexte, Guardiola doit transformer la crise en une opportunité pour relancer le récit de son mandat.









