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Une enquête montre que la peur de la blessure impacte la santé mentale de 68% des joueurs.
Une enquête menée par l’Association des Footballeurs Professionnels (PFA) révèle que la peur de la blessure a un impact significatif sur la santé mentale des joueurs. Cette étude a été réalisée auprès de plus de 1 000 membres, garçons et filles, de la PFA durant la saison précédente.
Selon les résultats, 68 % des répondants ont indiqué que cette peur avait un impact négatif majeur sur leur bien-être mental. Cette découverte intervient après que le milieu de terrain de Manchester City, Rodri, ait exprimé que les joueurs étaient « proches » d’une grève en raison de la charge de travail accrue.

L’enquête a également souligné que 28 % des participants estimaient que les abus en ligne avaient un impact négatif sur leur bien-être mental. Le directeur du bien-être des joueurs à la PFA, le Dr Michael Bennett, a souligné que le football est une carrière « extrêmement précaire » pour de nombreux joueurs, qui se retrouvent souvent avec des contrats à court terme et un sentiment de manque de contrôle sur leur avenir.
Les résultats de l’enquête mettent également en évidence des préoccupations concernant la performance sur le terrain (45 %) et la peur d’être écarté de l’équipe (41 %). D’autres facteurs, comme l’utilisation de l’alcool (17 %) et le jeu d’argent (15 %), ont été identifiés comme des dangers « non liés à l’industrie » ayant un impact négatif sur le bien-être des joueurs.
La PFA a indiqué que ses visites en clubs avaient conduit à 330 interventions en matière de bien-être, y compris 60 référencements directs pour un soutien thérapeutique. De plus, 530 anciens et actuels membres de la PFA ont reçu un soutien en santé mentale grâce à la clinique partenaire Sporting Chance.
Les préoccupations soulevées par Rodri sur les conditions de travail des joueurs ont été soutenues par l’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, qui a déclaré que tout changement devait être initié par les joueurs. Ces commentaires ont été corroborés par Enzo Maresca, l’entraîneur de Chelsea, affirmant qu’il n’y a « aucun doute » que le calendrier est trop chargé.