Beaucoup a été écrit sur la relation entre Jude Bellingham et Thomas Tuchel après une année de travail ensemble, à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Bellingham semblait être l’élément indiscutable de l’équipe d’Angleterre, le profil capable de porter le jeu à son meilleur niveau pendant des années. Sous le leadership de Tuchel, cette certitude a commencé à s’éroder. Le joueur du Real Madrid restait néanmoins une pièce centrale du dispositif.
Le milieu madrilène a été l’un des héros de l’été pour l’équipe nationale, inscrivant le but victorieux contre la Serbie et offrant un geste spectaculaire avec cette reprise de volée contre la Slovaquie. Ces performances avaient laissé entrevoir un avenir sans compromis. Mais le contexte a changé lorsque Tuchel est arrivé à la tête de l’équipe.
Le premier véritable tournant est intervenu en octobre, lorsque le joueur de 22 ans a été écarté pour le double affrontement contre le Pays de Galles et la Lettonie, alors qu’il se remettait d’une blessure à l’épaule. Il est toutefois revenu lors de la dernière pause internationale, titularisant la victoire 2-0 face à l’Albanie. Mais c’est sa réaction à sa sortie qui a alimenté les spéculations. Les images de frustration en quittant le terrain ont alimenté les interrogations sur son adaptation à la culture d’équipe de Tuchel.
Le sélectionneur allemand a été ferme après le match, indiquant que les joueurs doivent respecter la décision et l’équipe qui attend de prendre le relais. Tuchel a ensuite cherché à minimiser une éventuelle friction durable, évoquant une rivalité alimentée par l’intensité de Jude plutôt que par des tensions réelles. Pour autant, ce geste et ce contexte montrent que le nom seul ne suffit pas pour garantir une place dans le XI de la Coupe du Monde.
Parallèlement, la forme physique peut devenir un argument déterminant. Bellingham a disputé 28 rencontres avec le Real Madrid cette saison, avec six buts et quatre passes décisives, mais une blessure ischio-jambière survenue contre le Rayo Vallecano alimente les craintes sur son état. Entre les ajustements tactiques, les questions sur son tempérament et son passé blessure, le débat reste largement ouvert. Les fans et les observateurs se demandent s’il demeure le choix sûr pour l’Angleterre en 2026.
Un sondage est proposé pour recueillir les avis des lecteurs. La réponse dépendra en partie de l’équilibre entre son talent et les exigences du nouveau style de Tuchel.









