Fear et Gibson : des espoirs britanniques pour une médaille olympique 2026

Fear et Gibson : des espoirs britanniques pour une médaille olympique 2026

Robin Cousins affirme que Fear et Gibson doivent être parfaits pour décrocher une médaille aux Jeux Olympiques d'hiver 2026 à Milan-Cortina.

Royaume-Uni, Italie

En revenant sur l’action de lundi, j’ai interrogé Robin Cousins, ancien champion olympique, sur ce que Fear et Gibson doivent faire pour décrocher une médaille olympique de danse sur glace à Milan-Cortina 2026. Après une brève pause, il a répondu: ils doivent être impeccables. Fear et Gibson espèrent devenir les premiers Britanniques depuis Jayne Torvill et Christopher Dean, en 1994, à obtenir une médaille olympique dans cette discipline. À la danse rythmique, ils occupaient la quatrième place.

Lors de la première moitié de la danse sur glace, ils ont interprété leur reprise sur Spice Girls, mais ils n’ont pas égalé le meilleur score de la saison enregistré lors de l’épreuve par équipes trois jours plus tôt. Fear, 26 ans, a perdu légèrement l’équilibre à un moment, mais le duo s’est rapidement redressé et est resté bien en lice pour le podium. Leur score de 84,57 points les laisse à 0,71 point derrière le trio canadien Gilles et Poirier, qui occupe la troisième place avant la danse libre de mercredi.

L’or et l’argent semblent hors de portée, mais le bronze demeure accessible. La paire française Fournier Beaudry et Cizeron est en tête avec 90,18, suivis des champions du monde et favorites Madison Chock et Evan Bates, qui ont déjà décroché l’or en équipe pour les États-Unis avec 89,72. Les Britanniques restent bien engagés et leur bronze est encore plausible.

Les « Disco Brits » occupent le cœur du public britannique comme l’a démontré le Championnat d’Europe de Sheffield le mois dernier. On pouvait même se faire photographier dans l’enceinte de l’arène avec un décor à la plage, et le public a salué leur routine Spice Girls; leur musique a reçu l’écho du compte officiel du groupe sur Instagram.

Leur programme libre, dédié aux racines écossaises de Gibson avec des titres The Bonnie Banks of Loch Lomond, Auld Lang Syne et I’m Gonna Be (500 Miles) de The Proclaimers, est le fruit d’un travail avec des experts de danse des Highlands pour peaufiner la chorégraphi

Leur programme libre, dédié aux racines écossaises de Gibson avec des titres The Bonnie Banks of Loch Lomond, Auld Lang Syne et I’m Gonna Be (500 Miles) de The Proclaimers, est le fruit d’un travail avec des experts de danse des Highlands pour peaufiner la chorégraphie. Fear évoque leur choix: « Ce sont les morceaux qui plaisent », et leur saison a été ajustée pour privilégier un passage plus entraînant qui séduit le public.

Comme l’a rappelé Cousins, leur singularité naît de leur parcours hors norme: ils n’ont pas de passé commun et leur arrivée tardive peut leur conférer un avantage, car leur approche diffère de celle des couples plus établis. « Il faut du temps pour que tout soit propre et fluide; ils en disposent rarement, mais ils travaillent à affûter la lame et le style », estime-t-il. Leur énergie et leur facilité à performer séduisent les juges et le public.

Sur la glace, leur élan se poursuit: depuis leur 10e place à Pékin 2022, Fear et Gibson ont remporté le premier médaille mondiale pour la Grande-Bretagne depuis plus de quarante ans et ont été classés premiers par l’ISU après la saison 2024-25; ils ont glané des médailles continentales à chaque occasion.

À la veille de la danse libre de mercredi, l’espoir est de livrer le meilleur tout au long de la saison. Cousins évoque une confiance impressionnante, ni arrogance ni excès, mais une assurance qui les accompagne sur la glace.

Il y a une chance de médaille — ils doivent donner le meilleur et espérer le meilleur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *