À l’issue de la première journée du Six Nations, notre Équipe de la semaine réunit les joueurs qui se sont distingués lors de ce tour d’ouverture. Dans des conditions parfois difficiles, certains profils ont démontré leur impact dans les postes clés, de la mêlée au contre-ruck, et ont posé les bases d’un début de compétition prometteur pour leur nation.
Équipe de la semaine — ronde 1
Loosehead prop : Jean-Baptiste Gros, France
Gros a apporté une assise solide dans les phases de mêlée et dans les duels, offrant une véritable colonne vertébrale au pack. Sa présence a renforcé le socle technique et il est intervenu dans des espaces confinés et ouverts, notamment dans la séquence qui a précédé l’essai de Charles Ollivon grâce à une belle maîtrise du ballon.
Hooker : Jamie George, Angleterre
Face à une performance adverse hésitante, le leadership et le calme de George se sont imposés dans la large victoire anglaise. Sa communication avec les arbitres reste une force notable et ses lancers ont été de grande qualité, fournissant à l’Angleterre une base stable sur une journée exigeante pour les lancers.
Tighthead prop : Simone Ferrari, Italie
Ferrari a dominé sous la pluie, mettant le verrou adverse en difficulté à plusieurs reprises en mêlée. Cette prestation prend une dimension particulière compte tenu des absences italiennes, et Ferrari devrait conserver le poste tant que Marco Riccioni est indisponible.
Lock : Ollie Chessum, Angleterre
Chessum a démontré, lors de la victoire anglaise sur le Pays de Galles, qu’il était prêt à faire valoir ses arguments en l’absence de Maro Itoje. Sa gestion des attaques et des lancers, associée à quelques courses athlétiques, a contribué à la solidité anglaise en défense et en attaque.

Lock : Mickael Guillard, France
Guillard a tenu 49 minutes lors de l’ouverture, infligeant des dégâts à l’Irlande avec chacune de ses charges. Son impact physique, associé à la passe intérieure bien sentie vers Charles Ollivon, a été marquant, Cannone d’Italie méritant aussi une mention pour son activité sans relâche.
Blindside flanker : François Cros, France
Flanker surprenant par son profil discret, Cros agit comme l’huile dans la machine française. Sa capacité à sécuriser les rucks et à relier le jeu a été déterminante pour une performance fluide, notamment avec une série sans pénalité sur la durée de la rencontre.
Openside flanker : Manuel Zuliani, Italie
Zuliani a été très présent, juste derrière Oscar Jegou dans l’implication. Il a été actif au contact et a réalisé 19 plaquages, dont quatre dominants, restant une menace persistante au breakdown. Une performance remarquable dans des conditions difficiles.

No 8 : Ben Earl, Angleterre
La capacité d’Earl à allier efficacité et volume de travail fait de lui une pièce centrale du système anglais, porteur d’une charge importante. Une incursion en milieu de terrain a été bien sentie et son apport montre pourquoi Steve Borthwick tient à le voir dans ce rôle; son essai en fin de rencontre a complété une performance largement convaincante.
Scrum half : Antoine Dupont, France
Dupont a montré l’impact de sa présence même lorsque certains plans n’ont pas pris dans l’intégralité du match contre l’Irlande. Son clearance rapide et son pressing défensif ont aidé la France à dominer le territoire et il a été impliqué dans une action décisive qui a retourné une possession adverse sur l’aire de jeu.
Fly half : Matthieu Jalibert, France
Face à l’Irlande, Jalibert a livré une prestation maîtrisée à l’ouverture, avec une connexion plus fluide avec Dupont que lors des sorties précédentes. Avec Ntamack indisponible, le Bordelais semble parti pour conserver le numéro 10 et piloter l’attaque tricolore.
Left wing : Louis Bielle-Biarrey, France
Bielle-Biarrey est un athlète capable de faire basculer un match à chaque prise de balle. Le travail dans le contest aérien a été clé, renforçant les moyens collectifs pour empêcher les Irlandais de prendre le dessus.

Inside centre : Tommaso Menoncello, Italie
Porteur puissant sous la pluie, Menoncello a semblé être le seul joueur capable de trouver une assise certaine en conditions difficiles à Rome. Son association avec Juan Ignacio Brex reste une alliance efficace, Brex apportant des qualités plus fines qui complètent le style explosif de Menoncello.
Outside centre : Tommy Freeman, Angleterre
Freeman présente encore des axes d’amélioration, comme cette passe imprécise au-dessus de l’oreille de Roebuck. En tant que porteur direct et organisateur défensif du canal 13, il montre déjà pourquoi Borthwick voulait le dans ce rôle; son essai tardif, après une action vers l’aile, porte sa série de buts à sept matchs consécutifs en Six Nations.
Right wing : Henry Arundell, Angleterre
Arundell a évolué sur l’aile droite, mais ses exploits de marque obligent à l’inclure. Trois essais simples témoignent de son efficacité, complétés par des accélérations et une défense agressive, notamment sur une intervention sur Rees-Zammit. Louis Lynagh peut estimer avoir été injustement écarté.
Full back : Thomas Ramos, France
Ramos est capable de transformer une situation potentiellement perdante en moment clé, avec une énergie parfois frénétique et une précision constante au pied qui restent des atouts majeurs pour la France.
Cette équipe met en lumière le niveau des talents disponibles dans le Six Nations et promet des affiches encore plus intenses lors des prochaines journées.









