Le Six Nations 2026 est lancé, et les premiers succès appartiennent à la France, à l’Italie et à l’Angleterre, avec des performances qui font la Une dès la première journée. Des ailiers prolifiques comme Henry Arundell et Louis Bielle-Biarrey, et des avants solides tels Niccolo Cannone et Mickael Guillard, composent l’équipe de la semaine du The i Paper pour ce premier round.
Front row
Suite au départ tragique d’Uini Atonio, Dorian Aldegheri s’est imposé dans une position qui aurait pu poser problème pour la France à la mêlée en tighthead. Son partenaire loosehead, Jean-Baptiste Gros, a lui aussi tenu le rang et contribué à la plateforme de mêlée et de ruck dont bénéficiaient les arrières tricolores, tout en montrant des qualités techniques dans le jeu au contact. Dans le cadre du Stade de France, Dan Sheehan a mené le combat par ses portés lors d’une nuit difficile pour l’Irlande, et sa touche est restée suffisamment sûre, ce qui n’est pas le cas pour tous les talonneurs qui ont foulé le terrain détrempé de Rome. Mention honorable : la touche de Jamie George était exceptionnelle, tout comme sa gestion du capitanat.
Deuxième ligne
Niccolo Cannone a mené le compteur de plaquages de son équipe avec 25 dans un match particulièrement épuisant à Rome, son tacle d’étouffement sur Max Williamson ayant écourté les 29 phases d’attaque écossaises en temps additionnel. Pour la France, Mickael Guillard a su surpasser un Charles Ollivon irrésistible. Guillard avance avec un rythme ample plutôt que par de longues foulées, mais a mené à bien sa tâche avec 17 plaquages, deux turnovers et sept plaquages en ses 50 minutes sur le terrain. Mentions honorables : Ollie Chessum a dominé la touche anglaise avec 12 des 19 récupérations, et ses montées ont été très efficaces. Tadgh Beirne mérite également une mention pour ses trois turnovers.
Troisième ligne
Guy Pepper prend de l’ampleur à chaque performance, ses forts chiffres de plaquages, son travail au ruck et sa sécurité en touche offrant à l’Angleterre une option complète au poste de numéro six. À ses côtés, Ben Earl ne cesse d’attirer le regard avec ses 18 portés pour 69 mètres gagnés. Il est officiellement passé centre (si l’on peut employer ce terme) lorsque Henry Pollock est entré en seconde période pour bousculer les équilibres. Pour la France, Oscar Jegou a été une source d’énergie inépuisable, avec 11 portés, 15 plaquages, un turnover et six touches remportées. Mentions honorables : le démarrage encore plus énergique de Sam Underhill sur les coûts de récupération et son turnover en attestent.
Demi de mêlée et demi d’ouverture
Antoine Dupont était évidemment présent au poste de demi de mêlée, à 29 ans, orchestrant le jeu à son rythme, rapide, puis lent selon l’espace. Une passe-dîm pédé piquée dans un espace réduit pour que Thomas Ramos puisse courir illustre le talent du joueur. Pour l’Angleterre, George Ford a livré un match parfaitement adapté à ses qualités face à une défense galloise trop généreuse. Il aurait pu s’offrir un essai avec un peu plus de vitesse, mais cela restait une très faible déception. Mention honorable : Matthieu Jalibert a apprécié opérer en espace avec style contre les Irlandais.
Centres
C’est une association entièrement italienne au centre. Tommaso Menoncello et Nacho Brex ont mené une combinaison redoutable contre l’Écosse dans des conditions hivernales et pluvieuses à Rome. Menoncello franchissait la ligne à volonté, tandis que Brex assurait le travail défensif et neutralisait les attaques écossaises. Le grubber de Brex en direction de Louis Lynagh a probablement été le moment clé du match, même si le back écossais restait étrangement ouvert. Mentions honorables : l’abattage de Tommy Freeman contre le Pays de Galles et son essai tardif étaient largement mérités, tandis que Nicolas Depoortere évoque Will Greenwood par son gabarit et son mélange de puissance et de techniques subtiles.
Arrières
Henry Arundell est un choix évident pour démarrer. On ne peut pas contester ses trois essais inscrits lors de la première moitié de ses débuts en Six Nations, même si un sprint pour reprendre le coup de George Ford fut l’un des passages les plus exigeants. Dans le même esprit, Louis Bielle-Biarrey semble être installé à ce poste pour le reste du tournoi après avoir ouvert son compteur avec deux essais, dont l’un a été magnifiquement assisté par une volée de Thomas Ramos. Ramos a également offert un geste « calme » après avoir pris une touche complexe. Il apporte aux Bleus une option de jeu au-dessus et un exélent buteur qui a franchi les 500 points pour son pays contre l’Irlande, renforçant son statut de meilleur marqueur de l’histoire du rugby français. Mention honorable : Louis Lynagh a bien conduit le jeu pour l’Italie depuis l’arrière et a inscrit un essai lors du envol des Azzurri.









