Lors du choc très attendu entre l’Argentine et le Brésil, remporté 4-1 par l’Albiceleste, Emi Martinez, le gardien argentin, s’est retrouvé au cœur des tensions provoquées par les paroles provocatrices de Raphinha, l’ailier brésilien.
Un face-à-face tendu entre Emi Martinez et Raphinha
Avant la rencontre, Raphinha avait suscité la polémique avec des déclarations très franches relayées par la légende brésilienne Romario : « On va les battre sur et en dehors du terrain si nécessaire. Je vais marquer. Ils peuvent aller se faire voir ! En Argentine, il faut les frapper, ça fait mal ! Ce sont des imbéciles. » Ces mots ont évidemment mis le feu aux poudres et alimenté la rivalité historique entre les deux nations.
Sur le terrain, Emi Martinez n’a pas laissé passer l’occasion de répondre aux provocations. À la fin de la première mi-temps, le gardien d’Aston Villa est passé de manière brusque près de Raphinha, déclenchant la colère de l’ailier brésilien. Le gardien argentin, habitué aux jeux psychologiques, a ainsi montré qu’il n’était pas impressionné par l’attitude du joueur du FC Barcelone.
Une victoire écrasante marquée par les joueurs argentins
La rencontre a été marquée par quatre buts argentins signés Julian Alvarez, Enzo Fernandez, Alexis Mac Allister et Giuliano Simeone, tandis que Matheus Cunha, attaquant de Wolverhampton, a inscrit le seul but brésilien, portant temporairement le score à 2-1.
Cette large victoire a permis à l’Argentine de faire taire les critiques et de répondre sur le terrain aux paroles de Raphinha, que ses coéquipiers ont déplorées. Julian Alvarez a reconnu que ces propos avaient donné un supplément de motivation à l’équipe : « Ce genre de discours ajoute du piment à un match comme celui-ci. Grâce à notre humilité et notre travail, nous avons livré une grande performance. Nous avons littéralement dansé autour d’eux. »
Les réactions au sein de l’équipe et du staff argentin
Leandro Paredes est allé dans le même sens en critiquant les déclarations de Raphinha : « Il ne faut pas parler avant le match, surtout de cette façon quand on ne peut pas le confirmer sur le terrain. Quand il a dit cela, nous avons partagé ses propos dans notre groupe WhatsApp et en avons parlé. Chaque fois que ça arrive, on se défend sur le terrain. »
De son côté, l’entraîneur Lionel Scaloni a adopté une position plus mesurée en se montrant compréhensif envers Raphinha : « Je lui pardonne parce que je sais qu’il n’a pas voulu faire exprès. Il défend son pays et je suis certain qu’il ne voulait offenser personne. Le Brésil restera toujours le Brésil, c’est une période difficile pour eux mais ils reviendront. »
Une démonstration de force argentine face au Brésil
Malgré l’attitude provocante de Raphinha, Emi Martinez et ses coéquipiers ont su faire preuve d’une grande maîtrise sur la pelouse de Buenos Aires, offrant à leur public une victoire marquante qui resserre encore davantage la rivalité entre ces deux monstres du football sud-américain.
Alors que Martinez s’est même laissé aller à quelques jongles dans sa surface en fin de match, ce qui a déplu à son entraîneur, son rôle provocateur a parfaitement illustré l’état d’esprit conquérant des Argentins durant cette confrontation historique.









