Alors que les supporters écossais espéraient voir Steve Clarke réussir à redresser la situation, le choc face à la Grèce à Hampden a rapidement dissipé ces espoirs. Après les promesses entrevues lors du match aller à Piraeus, la formation écossaise est reléguée en deuxième division de la Ligue des Nations, décevant profondément ses fidèles.
Un début prometteur gâché par des erreurs coûteuses
La mission de revenir d’une position défavorable à mi-parcours du groupe avait suscité de l’admiration. Toutefois, cette remontée ne s’est pas matérialisée ce soir-là à Glasgow. Les Écossais ont longtemps semblé capables d’étendre leur avance du match aller, mais leur inefficacité devant le but et des erreurs défensives ont rapidement inversé la tendance.
La Grèce, qui a remporté cinq de ses six rencontres en Ligue des Nations, s’est montrée très réaliste. À la différence de l’Écosse, qui a manqué de sang-froid dans le dernier tiers, les visiteurs ont su concrétiser leurs rares occasions. Christos Tzolis a logiquement scellé le score en deuxième période avec une frappe enroulée, leur troisième tir cadré de la soirée.

Une défense écossaise désorganisée face à la montée en puissance grecque
Après une entame maîtrisée, les Écossais ont laissé leur adversaire prendre confiance en commettant des erreurs grossières. Konstantinos Karetsas, jeune étoile grecque de 17 ans, a doublé la mise juste avant la pause, reprenant un centre idéal de Giannis Konstantelias, qui avait ouvert le score plus tôt. Ce second but a cassé le moral d’une équipe écossaise de plus en plus fébrile.

La domination grecque s’est confirmée après la pause et le troisième but de Tzolis, symbolisant le naufrage des Scotmen. Chaque nouvelle erreur des hôtes a été aussitôt punie, et la défense n’a jamais su se remettre en ordre face à des Grecs précis et opportunistes.
Un hommage marquant dans une soirée difficile
Cette rencontre avait également une dimension symbolique. Elle se déroulait 30 ans après la disparition prématurée de Davie Cooper et était la première à domicile depuis le décès de Denis Law en janvier. Avant le coup d’envoi, les supporters et légendes du football écossais ont rendu hommage à Law avec une animation et la présence émouvante de Sir Alex Ferguson brandissant le maillot de la légende.
Un tournant mental et tactique difficile à gérer
Steve Clarke s’est rigidement appuyé sur la composition victorieuse du match aller, excluant notamment Kieran Tierney, tout en conservant une défense à quatre plate-forme de son ambition récente. Cette approche a donné quelques résultats en début de rencontre, mais n’a pas permis d’endiguer les moins de concentration qui ont fait basculer le match.
La montée en puissance de Karetsas, trop libre sur le flanc gauche, a mis la défense écossaise en grande difficulté, aboutissant au premier but grec. La pression et la nervosité ont augmenté à mesure que la rencontre avançait, et les écarts défensifs se sont multipliés, tandis qu’en attaque, l’Écosse manquait cruellement de précision et d’inspiration.
Des occasions manquées et un manque de cohésion
Les joueurs écossais ont eu leurs moments, notamment Kenny McLean à l’occasion de sa 50e sélection, qui a inspiré quelques tentatives mais sans efficacité remarquable face au gardien grec Kostas Tzolakis. Scott McTominay, malgré plusieurs opportunités, n’a jamais réussi à trouver le fond des filets, faute de réussite ou de précision.
À l’inverse, les Grecs ont profité de chaque faille, à l’image du second but inscrit dans les dernières minutes de la première mi-temps grâce à un excellent travail sur le côté gauche, exploitant parfaitement une passe en profondeur. Ce manquement à la concentration a aggravé le score et entamé les dernières chances des Écossais.
Un revers qui rappelle des souvenirs douloureux
Ce revers, sévère et sans réelle contestation, fait écho aux déceptions vécues lors de l’Euro catastrophique en Allemagne. Malgré les progrès observés ces dernières années sous Clarke, de telles erreurs restent trop fréquentes. Le visage fermé du sélectionneur à la fin du match en disait long sur la désillusion ressentie à Hampden.
Avec cette relégation en Ligue B, l’Écosse peut toutefois espérer une revanche lors des prochaines confrontations face à la Grèce, notamment lors des éliminatoires de la Coupe du Monde en fin d’année. Néanmoins, cette soirée restera pour longtemps un rappel amer que le chemin vers le succès est encore semé d’embûches.









