Martin O’Neill, en tant que manager intérimaire, a levé le voile sur l’élan des signatures en janvier et a éclairé les intentions du Celtic à Parkhead. Plus Brendan Rodgers évoquait les transferts du club, plus la pression montait autour de la direction. L’ancien entraîneur nord-irlandais cherchait à être transparent et à éviter de viser personne en particulier, mais ses propos ont pris une tournure plus lourde que prévu.
Pourtant, ces propos ont été perçus comme plus significatifs que tout aveu public antérieur sur la question. Les supporters ont pu ressentir l’état du recrutement du club et l’impression d’un processus mal défini qui prend forme en coulisses.
Le Celtic dispose d’un manager intérimaire âgé de 73 ans, qui passe des heures au téléphone avec les agents pour dénicher des joueurs susceptibles d’aider l’équipe à franchir la ligne en championnat. Cette pratique n’est ni une stratégie ni une structure établie; pour certains observateurs, c’est un chaos opérationnel.
Cela pose aussi la question de ce que faisait auparavant Paul Tisdale durant l’année écoulée. Il est possible que l’ancien responsable des opérations football ait une liste d’objectifs qu’il avait emportée lors de son départ. Mais, même dans ce cadre, on s’attendait à voir trois ou quatre noms prêts à franchir la porte dès le début janvier.
Selon O’Neill et Shaun Maloney, ils avaient rejeté un grand nombre de noms et semblaient partir de zéro. D’un côté, des agents présentaient des profils; de l’autre, Celtic se préparait à étudier des options en milieu ou fin janvier, ce qui était difficile à croire.
Oui, les Celts évoluent dans l’incertitude avec l’absence d’un président permanent, d’un entraîneur et d’un directeur du football. Cela n’est pas une manière de diriger en 2026. Pendant ce temps, les rivaux Rangers et Hearts avancent discrètement en signant des joueurs qu’ils avaient repérés pendant des mois, et Celtic subit un net recul.
Rangers sont sur le point de finaliser l’arrivée d’un joueur ciblé depuis plus d’un an, et l’un de leurs autres recrutements aurait été évoqué l’été précédent. Hearts recrutent déjà pour la saison prochaine et envisagent les ventes de certains de leurs cadres afin de maintenir leur dynamique. C’est une approche qui tranche fortement avec celle de Celtic.
À Parkhead, c’est le sentiment de panique qui prime. En face, Hearts dispose d’un système de repérage robuste et d’un réseau international, et Rangers privilégie des profils avec une expérience de haut niveau et des engagements financiers solides.
O’Neill peut peut-être sortir quelques surprises, mais ses remarques devraient inciter les dirigeants de Parkhead à réfléchir à leur organisation. On peut aussi rappeler les succès du passé sur le marché et les départs coûteux. Néanmoins, les révisions à répétition des directions du recrutement et la dépendance envers des managers notables liés à des agences ont laissé le club vulnérable lorsque ces soutiens font défaut.
Quoi qu’il arrive sur le terrain dans les mois à venir, Celtic doit impérativement régler ses questions hors du terrain pour éviter d’être distancé.









