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Neymar figure dans la liste finale du Brésil pour la Coupe du monde 2026, un choix fort de Carlo Ancelotti après des mois de doutes physiques.
Neymar sera bien au rendez-vous du Mondial 2026 avec le Brésil. Reuters et BBC Sport confirment que Carlo Ancelotti a retenu l’attaquant de Santos dans sa liste finale de 26 joueurs, malgré une séquence récente marquée par les blessures et par de lourds doutes sur sa continuité physique. La décision était scrutée de près à Rio, parce qu’elle dit beaucoup de la hiérarchie offensive de la Seleção à quelques semaines du tournoi, mais aussi de la place que conserve encore Neymar dans un vestiaire en transition entre cadres expérimentés et nouvelle génération.
Le point central de ce dossier n’était pas le prestige du nom, mais la condition réelle du joueur. Reuters rapporte qu’Ancelotti a répété que le choix serait fondé sur la forme et la disponibilité, pas sur la nostalgie. Le sélectionneur italien a expliqué avoir suivi Neymar toute l’année avant de juger que son niveau d’activité et son évolution physique redevenaient compatibles avec une place dans le groupe. BBC Sport ajoute que cette conviction s’est matérialisée au moment de l’annonce publique, dans une cérémonie où son nom a été acclamé, preuve que le débat dépassait largement la simple lecture comptable d’une liste.
Pour le Brésil, cette inclusion n’a rien d’anodin. Neymar n’a plus porté le maillot de la sélection depuis 2023 et sa trajectoire récente avait été parasitée par plusieurs pépins physiques, puis par un retour à Santos observé avec autant d’espoir que de prudence. Dans ces conditions, le voir revenir directement pour une Coupe du monde change immédiatement la perception extérieure de la sélection. Ce n’est plus seulement une équipe portée par Vinicius Junior, Raphinha ou Matheus Cunha ; c’est un groupe qui récupère aussi un joueur capable d’absorber la pression médiatique, de dicter un tempo émotionnel et de faire basculer des matches fermés sur un geste.
La présence de Neymar peut être lue comme un pari, mais pas comme un saut dans l’inconnu. Reuters rappelle que l’ossature offensive du Brésil reste dense, avec plusieurs profils créatifs et de profondeur déjà bien installés. Autrement dit, Ancelotti n’a pas besoin de construire tout son plan sur Neymar. C’est précisément ce qui rend sa convocation plus crédible : le sélectionneur ne l’appelle pas pour sauver une attaque en panne, il l’appelle parce qu’il estime qu’un Neymar compétitif augmente le plafond technique et tactique du groupe.
BBC insiste aussi sur la dimension historique du moment. À 34 ans, Neymar se rapproche d’une quatrième Coupe du monde, lui qui reste le meilleur buteur de l’histoire du Brésil. Dans une sélection qui vise un sixième titre mondial, cette expérience pèse lourd. Elle n’efface pas les interrogations sur son explosivité ou sa capacité à enchaîner au plus haut niveau, mais elle offre au staff un joueur déjà rompu aux grandes scènes, à la pression de la phase à élimination directe et aux matches où le contexte psychologique devient aussi décisif que le rapport de force technique.
Le signal envoyé au reste du groupe est fort. En intégrant Neymar, Ancelotti indique qu’il veut de la personnalité et de l’expérience autour de ses têtes d’affiche plus jeunes. Cela peut soulager certains cadres offensifs, mais cela crée aussi une exigence immédiate : Neymar revient avec un statut immense, sans garantie automatique sur le terrain. Reuters souligne que le sélectionneur a tenu à rappeler que les responsabilités seraient les mêmes pour tous. C’est une manière d’encadrer le retour de la star sans lui céder l’architecture entière du projet.
À court terme, toute l’attention va maintenant se déplacer vers son rendement réel et vers la façon dont il s’imbriquera avec Vinicius, Raphinha, Martinelli, Endrick ou Cunha. Sur le papier, le Brésil retrouve une arme de plus. Dans la pratique, ce retour sera jugé sur sa capacité à accélérer le jeu entre les lignes, à attirer les prises à deux et à donner de la variété à une attaque qui n’a pas toujours su convertir son talent brut en domination durable. Pour Ancelotti, la décision est prise ; pour Neymar, le vrai examen commence maintenant.