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Retour mondial, barrages héroïques, Sergej Barbarez et Edin Dzeko: le dossier premium de la Bosnie-Herzégovine avant 2026.
La Bosnie-Herzégovine ne débarque pas au Mondial 2026 en invité de passage. Elle revient avec le parfum rare des qualifications qui ont coûté cher: des barrages, deux séances de tirs au but gagnées, l’Italie sortie au passage et un groupe qui a retrouvé le goût des grands rendez-vous. Pour une sélection dont la seule apparition mondiale remontait à 2014, ce retour a déjà quelque chose de fondateur. Maintenant, il faut lui donner une suite.
Il fallait du sang-froid pour revenir dans le paysage mondial. La Bosnie-Herzégovine a d’abord éliminé le pays de Galles aux tirs au but en demi-finale des barrages européens, avant de refaire le coup face à l’Italie pour sécuriser sa qualification. Ce détail vaut plus qu’une statistique: il dit qu’une équipe capable de survivre à deux soirées aussi tendues possède déjà un capital psychologique qui peut servir au premier tour.
L’histoire récente du pays à la Coupe du monde est courte, presque abrupte. La première aventure date de 2014 au Brésil. Depuis, le Mondial s’est éloigné avant de revenir par une porte exigeante. Revenir ainsi change la perception: on ne parle plus seulement d’un nom intéressant dans un tirage, mais d’un collectif qui a reconquis sa place à coups de nerfs solides.
Le capitaine Edin Dzeko incarne naturellement la continuité entre la Bosnie de 2014 et celle de 2026. FIFA rappelle qu’il a encore porté la qualification avec six buts pendant la campagne. Son influence dépasse la finition: il donne un point de fixation, une mémoire du haut niveau et une forme d’ordre à une sélection qui doit apprendre à gérer les moments de bascule plutôt que les subir.
Autour de lui, la dynamique des jeunes a compté pendant les qualifications, notamment dans l’animation des couloirs et la création de surnombres. La Bosnie ne dispose peut-être pas d’une marge énorme face aux nations les plus établies, mais elle possède assez de menace et de dureté pour rendre chaque match pénible à négocier.
Le tableau global est à retrouver dans notre dossier consacré au groupe B de la Coupe du monde 2026. Pour la Bosnie, l’ouverture contre le Canada sera déjà un test de climat et de nerfs. Affronter ensuite la Suisse oblige à rester au contact. Puis le duel final contre le Qatar peut devenir une soirée de qualification si le bilan des deux premières journées tient debout.
L’objectif réaliste n’est pas de séduire l’Europe neutre. Il est de transporter en Coupe du monde ce qui a fait revenir l’équipe: résistance, lucidité sur pénaltys, efficacité par vagues et capacité à ne pas sortir de son match. Dans un groupe B sans superpuissance écrasante, cette recette peut suffire pour jouer la qualification jusqu’au bout.
La Bosnie-Herzégovine n’a pas besoin d’un football parfait pour exister. Elle a besoin d’un tournoi dense, serré, adulte. Si elle retrouve cette texture-là, elle peut transformer son retour en 2026 en deuxième chapitre, pas en simple rappel nostalgique de 2014.
En sortant d’abord le pays de Galles puis l’Italie aux tirs au but dans les barrages européens.
Parce qu’il est le capitaine, le repère d’expérience et l’un des principaux artisans de la qualification avec six buts.
Rester au contact après les deux premières journées pour transformer le match contre le Qatar en rendez-vous de qualification.