Ce mercato d’Everton n’a pas manqué de suspense. Après une période relativement calme, les Blues ont bouclé l’arrivée de Tyrique George en prêt depuis Chelsea jusqu’à la fin de la saison. On pensait même assister au départ de Dwight McNeil vers Crystal Palace lorsque le transfert est tombé à l’eau, une situation dont l’enjeu humain a été évoqué par son partenaire. La blessure de longue durée de Jack Grealish a ensuite accentué les difficultés et poussé Everton à agir pour sécuriser ce successeur prometteur.
McNeil restera finalement dans l’effectif, mais le club est privé du talent de Grealish pendant une longue période, ce qui a conduit à l’arrivée de George, international anglais U21. En termes de potentiel, George peut être vu comme une solution face à l’absence d’un attaquant, même si l’accord ne résout pas tous les problèmes et pourrait influencer le recrutement estival. Ses débuts seront suivis de près pour déterminer s’il peut devenir un maillon fiable sur le front offensif.
Mais cette fenêtre était-elle réellement suffisante ? Joe Thomas la voit comme une question plus complexe que prévu. Everton n’avait pas l’intention de dépenser massivement en janvier, et cela paraît sage dans une période où les mauvaises décisions peuvent coûter cher. L’observation principale tient aussi à l’absence d’un attaquant, un choix dicté par les options limitées disponibles et par la progression de Thierno Barry, dont le potentiel rend peut-être inutile l’arrivée d’un attaquant expérimenté.
Thomas souligne que la priorité restait peut-être ailleurs : s’il manque d’un attaquant, le développement de Barry peut suffire pour l’instant, tandis que Beto pourrait attendre l’été. Barry a impressionné avec quatre buts en six titularisations, montrant une progression suffisante pour donner de l’espoir. Le club préfère donc piloter son futur autour des jeunes, plutôt que de forcer un profil expérimenté sur le marché.
Le retour de James Garner et la rétention d’Harrison Armstrong apparaissent comme des signaux positifs pour Everton. George pourrait devenir un pilier dans le noyau des jeunes. L’équipe souhaite aussi que des talents comme Adam Aznou, Merlin Rohl, Tyler Dibling, Armstrong, Barry et George poursuivent leur montée en puissance, afin de bâtir une base solide sans menace de relégation à court terme.
Paul Wheelock rappelle les chiffres : Everton se situe 18e en dépense nette sur les cinq dernières saisons avec environ €13,8 M investis. Seuls Wolves (€9,89 M) et Brighton (-€2,76 M) sont en dessous, Manchester United restant en tête avec environ €775,1 M. Le retournement financier ne suffit pas à masquer la réalité d’un rebuilding long et fragile, mais il confirme qu’un retour en Europe pourrait devenir une réalité si les performances à domicile s’améliorent et si l’extra-mobilité à l’extérieur est maintenue.
Dans ce cadre, l’opportunité existe malgré tout cette saison si Everton parvient à résoudre ses problèmes à domicile et à maintenir sa bonne forme loin de ses bases. Le club peut ainsi viser une place européenne dans un tableau très resserré, à condition que les jeunes progressent et que les choix sur le mercato estival s’avèrent judicieux.
Enfin, Moyes a admis que le club cherchait un arrière droit depuis un an et que l’absence d’un tel profil a été ressentie. Jake O’Brien a tenu le poste avec des prestations honorables, et Nathan Patterson a montré des éclairs prometteurs. Avec une équipe externe restructurée et une strategie claire pour l’été, Everton peut aborder la suite sans excès d’ambitions ni excuses.









