L’Australian Open 2026 s’annonce sous le signe des duels entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz et des défis qui entourent les prétendants au titre. Entre eux, ils se partagent les huit derniers titres du grand chelem et Sinner vise un troisième titre consécutif à Melbourne, tandis qu’Alcaraz entre dans une nouvelle ère après l’arrivée d’un nouveau coach.

Le jeune Espagnol, âgé de 22 ans, peut devenir le plus jeune homme à gagner le Career Grand Slam s’il parvient à Melbourne, mais Melbourne lui demande de trouver rapidement le rythme sur des surfaces difficiles. Il vient aussi sans un de ses proches collaborateurs de longue date, Juan Carlos Ferrero, marquant une nouvelle étape dans son parcours.
Chez les femmes, Iga Swiatek vise également le career Slam, comme sa compatriote Sabalenka et d’autres favorites. Swiatek, qui a déjà remporté six Grands Chelems, a marqué les esprits l’année passée et demeure consciente que le chemin vers le Grand Chelem complet ne se joue pas seulement sur les victoires, mais sur la constance et la régularité. Elle dit s’efforcer de se concentrer sur son jeu et d’améliorer ses aspects jour après jour.
A leurs côtés, Aryna Sabalenka, numéro 1 mondiale, s’est préparée en remportant Brisbane, et Coco Gauff figure avec Swiatek dans le trio qui a gagné neuf des douze derniers Grands Chelems; Sabalenka demeure favorite du tournoi et a rappelé que le tennis reste imprévisible, malgré les certitudes affichées par son classement.
La Française Emma Raducanu incarne aussi une histoire à suivre : après cinq saisons sur le circuit, elle doit prouver qu’elle appartient toujours au sommet de la WTA. Le défi consiste à réduire l’écart avec les meilleures sur les confrontations directes et dans le classement. Raducanu est l’une des sept Britanniques dans les tableaux simple messieurs et dames, et elle est la mieux classée après le retrait de Jack Draper pour blessure.
Du côté masculin, Novak Djokovic peut-il encore tirer son épingle du jeu ? Le Serbe, qui a remporté dix de ses 24 Grands Chelems à Rod Laver Arena, peut viser un 25e titre durable et surpasser l’histoire si l’occasion se présente. Si le temps lève les obstacles physiques, il demeure capable de battre les meilleurs grâce à sa technique et à sa détermination, et son parcours des quatre Grands l’année dernière illustre une constance impressionnante.
Enfin, Melbourne continue-t-il d’être le « Happy Slam » ? Le tournoi bénéficie d’un été globalement ensoleillé et d’une ambiance festive autour du site. Le directeur Craig Tiley voudrait rapprocher le statut et l’attrait commercial du tournoi de Wimbledon, de Roland-Garros et de l’US Open, tout en assurant des installations de haut niveau. Toutefois, certains joueurs déplorent que les organisateurs ne partagent pas davantage les revenus totaux, même si une dotation record d’environ 64 millions d’euros est à gagner cette année. Des questions subsistent aussi sur le bien-être des joueurs, alors que les épisodes de chaleur et les fins de tournoi tardives ont parfois pesé sur l’événement passé.









