Le coup d’envoi du Six Nations sera donné jeudi soir lorsque la France et l’Irlande renoueront leur duel à Paris. Au fil des années, cette affiche est devenue l’élément clé du championnat, souvent déterminant pour le titre. Entre elles, la France et l’Irlande ont remporté les quatre derniers titres du tournoi, chacun deux fois, et elles promettent une nouvelle fois un spectacle exceptionnel. Si les bookmakers donnent la France favorite, l’Irlande reste redoutable malgré quelques absences liées à la blessure.
Mais un nouvel adversaire est apparu : l’Angleterre renaît et apparaîtra comme l’équipe à battre sur les six prochaines semaines. Steve Borthwick a rebâti le groupe, avec 11 victoires d’affilée en poche. Cette progression a rendu les Anglais plus cohérents, portés par un capitaine Maro Itoje qui a déclaré à l’automne être le plus enthousiaste qu’il ait jamais été pour cette équipe. L’émotion liée à la perte de sa mère a été évoquée, et certains estiment qu’elle a galvanisé le vestiaire et renforcé le collectif.

Sur le terrain, l’Angleterre arrive en forme après une année où elle a battu la France et l’Écosse et terminé deuxième du classement. Si la défaite étriquée de 27-22 contre l’Irlande lors de l’ouverture avait privé le Grand Chelem, elle aurait pu tout emporter l’an dernier. Les Anglais ont ensuite enchaîné un automne sans faute, avec des victoires contre l’Australie, la Nouvelle‑Zélande, l’Argentine et les Fidji. Leur énergie et leur dynamique dans le vestiaire sont perceptibles, à l’inverse d’une Écosse qui semble devoir viser la lutte pour éviter la cuillère de bois face à l’Italie et au Pays de Galles.

Au‑delà des chiffres, l’état d’esprit autour de l’Angleterre inspire la confiance et oriente les regards vers Paris et Dublin. Dans ce contexte, l’Angleterre est perçue comme la référence à suivre pendant le tournoi, sans toutefois être intangible.








