Le dossier des billets pour le Celtic-Rangers en Scottish Cup occupe une place centrale, car les règles de la compétition autorisent les équipes adverses à réclamer jusqu’à 20 % de la capacité totale des stades. À Parkhead, les dirigeants plaident pour une allocation généreuse afin de rester en accord avec ces règles, ce qui pourrait permettre à près de 10 000 supporters verts et blancs de se rendre à Ibrox. Cependant, les questions de sécurité et de ségrégation pourraient faire obstacle à une telle perspective, et Police Scotland n’est pas certaine d’approuver ce scénario. Les Celts aimeraient récupérer l’allocation traditionnelle et remplir la tribune Broomloan, d’une capacité d’environ 7 000 places, ce qui n’arriverait pas depuis 2018.
Charlie Mulgrew, ancien défenseur des Celts, est convaincu que voir 10 000 supporters celtes à Ibrox serait difficile pour les Rangers et qu’un tel soutien extérieur serait un atout pour les visiteurs. Dans une émission sur Go Radio, il a dit que ce n’est ni idéal ni souhaitable pour les deux clubs, mais que l’apport des supporters adverses peut accroître la pression et aider l’équipe qui reçoit quand elle est soutenue par ses fans. Il ajoute que l’assistance des deux camps peut aussi paver le chemin à un spectacle plus intense et qu’un stade bien animé est préférable qu’un ambiance morose. Mulgrew se remémore aussi des souvenirs où la totalité des tribunes engagées apportait son énergie autour des buts et où les matches prenaient une dimension particulière, citant les exemples de Seville et des jours où l’on voyait l’ensemble du terrain vibrer.
Barry Ferguson, l’un des icônes des Rangers, estime que 10 000 fans celtes seraient hors de propos mais il se dit nostalgique de l’époque où l’allocation avait une autre ampleur, plus généreuse. Il souligne qu’il préfère les temps où, sur un déplacement, on pouvait compter sur sept à huit mille supporters adverses et que l’atmosphère des rencontres Old Firm était encore plus marquée. Pour lui, ces rencontres reposent sur une ambiance unique née de la cohabitation des deux camps, et même si l’allocation actuelle reste parfois insuffisante, il aimerait qu’elle revienne à des niveaux antérieurs. Il sera intéressant de voir comment les 20 % seront gérés et quelles décisions seront prises à ce sujet.
En attendant, le dossier des billets demeure un sujet sensible pour les deux clubs et pour les autorités, et son aboutissement pourrait influencer les préparatifs et le déroulement du prochain duel.









