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L’Iran doit rejoindre son camp de base à Tijuana avant la Coupe du monde 2026, avec des visas délivrés aux joueurs mais des restrictions qui compliquent l’organisation autour de la sélection.
L’Iran arrive au Mondial 2026 avec un premier sujet à régler hors du terrain : rejoindre Tijuana, son camp de base mexicain, tout en préparant des matches programmés aux États-Unis dans un cadre de visas déjà contraint.
Les joueurs iraniens se sont envolés samedi vers le Mexique après quinze jours de stage à Antalya, en Turquie. Ils sont attendus à Tijuana, où la sélection doit installer son camp de base pendant la Coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, dont le coup d’envoi est fixé au 11 juin.
Ce choix mexicain n’est pas seulement géographique. Les incertitudes liées aux visas ont déplacé le centre de gravité de la préparation : le camp initialement prévu à Tucson, en Arizona, a laissé place à Tijuana, ville frontalière qui devient désormais le sas de l’Iran avant ses rencontres.
Les joueurs ont obtenu leurs visas pour les États-Unis, où l’Iran doit disputer son premier match le 15 juin. Un responsable américain a également assuré que les documents nécessaires aux athlètes et au personnel d’encadrement indispensable avaient été délivrés.
Le dossier reste pourtant ouvert autour du staff. Abolfazl Pasandideh, ambassadeur d’Iran au Mexique, a déclaré que quinze membres administratifs et d’encadrement n’avaient pas reçu de visa. Cette différence entre l’accès accordé aux joueurs et la situation d’une partie de l’entourage place la sélection dans une organisation plus étroite qu’un simple départ vers un camp de base.
La contrainte la plus directe concerne les déplacements. L’ambassadeur iranien au Mexique a affirmé que la sélection devrait entrer et sortir des États-Unis le jour même de ses matches. Une autre version américaine précise que les joueurs, titulaires de visas à entrées multiples, arriveront aux États-Unis un jour avant le premier match puis deux jours avant les rencontres suivantes.
Sur le plan sportif, l’Iran sort d’un dernier match de préparation remporté 2-0 contre le Mali jeudi à Antalya. Le groupe voyage donc avec une victoire récente, mais aussi avec une feuille de route inhabituelle : vivre au Mexique, jouer aux États-Unis, et garder son cadre compétitif à quelques jours du tournoi.