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L’USM Alger a résisté à Zamalek au Caire avant de s’imposer aux tirs au but et de décrocher un nouveau titre continental.
L’USM Alger a résisté à la pression du Caire pour s’offrir la Coupe de la Confédération africaine au terme d’une séance de tirs au but étouffante contre Zamalek. battu 1-0 au retour après son succès 1-0 à l’aller, le club algérois a tenu jusqu’à la séance finale avant de l’emporter 8-7. Dans un stade acquis à la cause égyptienne, la bascule s’est jouée sur les nerfs, la précision et une dernière frappe décisive qui a figé Zamalek devant son public.
Le scénario avait pourtant tourné très vite en faveur du club cairote. Zamalek a obtenu un penalty dans les premières minutes et Oday Dabbagh a transformé l’occasion pour remettre les deux équipes à égalité sur l’ensemble des deux manches. À cet instant, la finale reprenait entièrement, et l’ambiance du Caire international laissait penser que l’élan psychologique se déplaçait du côté égyptien.
La CAF précise que Zamalek a démarré avec agressivité, poussé par un stade plein et par l’obligation de remonter le but encaissé à l’aller. Le penalty transformé par Dabbagh à la 5e minute a logiquement relancé la confrontation. Un deuxième but a même été brièvement entrevu avant qu’une position de hors-jeu ne vienne calmer l’enthousiasme local.
Ce moment était crucial, car une deuxième réalisation aurait sans doute changé la physionomie de la soirée. Or l’USM Alger est resté vivant. Ahmed Khaldi a frôlé l’égalisation après la pause, tandis que sur le glissement progressif du contrôle du match vers le club algérien dans le second acte. Zamalek gardait des sorties rapides, mais ne parvenait pas à tuer la finale.
Ce type de match continental récompense souvent l’équipe qui refuse la panique. L’USM Alger a accepté de souffrir, puis a repris des séquences de possession au bon moment. Même sans marquer, le club a réussi à empêcher la finale de lui échapper complètement sur le plan émotionnel.
À mesure que le temps avançait, chaque occasion devenait potentiellement décisive. notamment l’arrêt crucial d’Osama Benbout en fin de rencontre sur une tête de Nasser Mansi, une intervention qui a probablement maintenu l’USM Alger dans la course au trophée. De l’autre côté, Mohamed Awad, entré après la blessure d’El Mahdi Slimane, a aussi maintenu Zamalek dans la partie à un moment sensible.
La finale s’est donc logiquement déplacée vers la séance des tirs au but, là où l’erreur n’a plus de filet de sécurité. les deux équipes ont converti leurs sept premières tentatives. Puis Mohamed Shehata a manqué la huitième pour Zamalek. Dans la foulée, l’USM Alger a transformé la tentative de la gagne pour arracher le titre dans un silence brutal pour les tribunes locales.
Cette séquence raconte bien la qualité mentale du vainqueur. Jouer une finale retour à l’extérieur dans une telle atmosphère, concéder un but très tôt, puis tenir jusqu’à une séance aussi longue exige un sang-froid rare. Le club algérien n’a pas seulement survécu: il a su attendre le moment où la pression changerait enfin de camp.
Au-delà du score, ce trophée confirme l’ancrage continental de l’USM Alger. il s’agit du deuxième titre du club dans cette compétition après 2023. ce succès envoie désormais l’équipe vers la prochaine Super Coupe d’Afrique, avec l’assurance d’avoir franchi un nouveau palier dans son cycle récent.
Pour Zamalek, la soirée laisse un goût inverse. Le club a su revenir dans la finale, a poussé son adversaire jusque dans une longue séance, mais a échoué à conclure devant son public. Pour l’USM Alger, en revanche, la victoire a la densité des grandes campagnes: un aller gagné sur un détail, un retour tenu sous pression, puis une exécution parfaite au moment où le trophée ne récompense plus que le caractère.
Dans l’actualité football du jour, peu d’histoires combinent à ce point enjeu continental, dramaturgie et poids émotionnel. L’USM Alger n’a pas gagné par éclat spectaculaire. Il a gagné parce qu’il a mieux traversé le chaos.