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James Johnson voit dans la Coupe du monde 2026 un levier pour faire progresser le soccer canadien, la Canadian Premier League et ses revenus commerciaux.
Le football canadien veut profiter de la Coupe du monde 2026 pour transformer un intérêt ponctuel en croissance durable. Dans un entretien accordé à Reuters, James Johnson, commissaire de la Canadian Premier League et directeur général de Canadian Soccer Business, estime que le tournoi coorganisé par le Canada, les États-Unis et le Mexique peut aider le soccer à s’installer dans le courant dominant du pays.
Johnson voit dans l’événement un levier commercial autant que sportif. Selon lui, le Mondial peut soutenir les revenus du championnat, attirer davantage d’attention médiatique et donner à la CPL une place plus visible dans le paysage sportif canadien, où le football reste derrière les disciplines les plus installées.
Le contexte lui est favorable. Le Canada accueillera pour la première fois un Mondial masculin, avec une partie du récit déjà écrite autour des équipes nationales, des stades et de l’exposition internationale qui accompagne la compétition. Pour la CPL, l’enjeu sera de capter une partie de cette audience au lieu de la voir disparaître après le coup de sifflet final.
Cette stratégie d’élévation passe aussi par l’innovation. La BBC a rappelé dans un reportage consacré à la ligue canadienne que la CPL est devenue le premier championnat de première division à tester la règle du hors-jeu « daylight », l’adaptation défendue par Arsène Wenger et destinée à favoriser un jeu plus offensif.
L’idée est claire : présenter le championnat comme un laboratoire crédible au moment où le pays se prépare à recevoir la plus grande compétition du football mondial. Entre la vitrine du Mondial et les essais réglementaires, le soccer canadien cherche à raconter autre chose qu’une simple montée en puissance symbolique.