Steve Borthwick va dévoiler la liste des joueurs retenus pour le Six Nations 2026, avec l’objectif de viser le titre malgré un contexte de blessures et une préparation dense. Le calendrier reste exigeant, avec seulement deux matches à domicile et des déplacements délicats vers Édimbourg et Paris, sans oublier le rendez-vous à Rome face à une Italie en progression. L’équipe anglaise arrive sur une dynamique de 11 victoires consécutives qui a démarré dès la deuxième journée du dernier édition, nourrissant l’espoir de poursuivre sur cette lancée. Néanmoins, les questions entourent les axes clés en raison de multiples pépins physiques et de choix à venir, notamment dans la course aux postes de première ligne.

Problèmes à la mêlée: après l’automne, la mêlée était perçue comme un point fort émergent, mais trois blessures récentes compliquent les options. La rupture d’Achille de Will Stuart et le contretemps d’Asher Opoku-Fordjour pourraient priver Borthwick de deux des trois pilier droit majeurs, faisant de Joe Heyes peut-être le rouage le plus important à l’entame de la campagne. Fin Baxter est également susceptible de manquer le premier match pendant qu’il retrouve sa condition physique. Heureusement, Ellis Genge est en grande forme à Bristol, et le vivier de piliers n’est pas aussi dépourvu que prévu après les retraites de Joe Marler et Dan Cole.
Le staff voit Davison prêt à combler le vide droit aux côtés d’un des deux espoirs, Vilikesa Sela ou Afolabi Fasogbon, issus du même groupe des U20 que Opoku-Fordjour. Fasogbon paraît en avance dans son développement, même si Gloucester traverse des périodes difficiles en Premiership; les deux joueurs sont jugés prometteurs par l’encadrement anglais et pourraient être amenés à gagner du temps de jeu selon l’évolution de la préparation.
Le milieu devient le cœur du choix pour façonner le reste de l’équipe, avec une douzaine de prétendants potentiels à six postes: Henry Slade, Ollie Lawrence, Seb Atkinson, Fraser Dingwall, Max Ojomoh et Tommy Freeman figurent en permanence dans les considérations.
Le centre Freeman est vu comme un projet à long terme pour le joueur, son club et le pays, et sa forme récente à Northampton pousse England à envisager de l’utiliser en 13 contre l’Australie en novembre. Son énergie, sa mobilité latérale et sa prise de décision défensive séduisent dans le couloir extérieur, tandis que Lawrence a mis en évidence ses points forts lors de la victoire contre la Nouvelle-Zélande. Slade demeure excellent pour Exeter, Dingwall offre des qualités liées à sa polyvalence et Ojomoh combine distribution et percussion; Atkinson a aussi impressionné lors de la tournée de l’été dernier et conserve une place dans les pourparlers du staff.
La balance du trio arrière pourrait être influencée par l’éventuelle utilisation de Freeman au centre, ce qui faciliterait la présence de Roebuck sur l’aile droite, reconnu pour sa capacité à récupérer les ballons et à dominer le duel aérien. Immanuel Feyi-Waboso est aussi pressenti comme titulaire potentiel et Henry Arundell cherche probablement un rôle plus conséquent. Elliot Daly n’est pas écarté, particulièrement dans la configuration des bancs axés sur deux remplacements arrière; Marcus Smith pourrait se retrouver davantage au poste de titulaire au 15, tandis que Freddie Steward, après des progrès notables, est considéré comme le titulaire potentiel sur la ligne arrière.
Dans ce contexte, George Furbank demeure une option plausible pour occuper le poste d’arrière, mais son parcours blessure peut restreindre son accès au staff; l’équilibre entre les postes 11 et 14 reste à clarifier, tout comme l’importance relative des autres talents émergents dans ce secteur.
En seconde ligne, la stabilité se lit dans la paire Itoje-Chessum, déjà établie comme la charpente centrale, avec Alex Coles qui commence à traduire sa forme en club en prestations plus impactantes à l’échelle internationale. Toutefois, George Martin pourrait manquer les Six Nations, laissant un manque de poids en deuxième ligne. Chandler Cunningham-South est envisagé comme option, tandis que Charlie Ewels a fait son retour comme voix calme à la fin du mois de novembre. Le staff conserve également une approche pragmatique côté banc, même si l’on a parfois recours à cinq avants ensemble; Ted Hill n’a disputé que peu de minutes lors de l’édition précédente, et Cunningham-South n’a accumulé que quelques minutes contre les All Blacks, montrant la prudence dans la gestion de ce réservoir.
La Coupe du Monde 2027 occupe désormais le devant de la scène. Borthwick a indiqué qu’il ciblera surtout les joueurs capables de jouer un rôle récurrent en 2027, ce qui restreint le temps disponible pour intégrer les nouveaux caps dans le noyau. Daly a reçu un soutien important pour figurer dans les plans de novembre, et Slade semble prêt à prolonger avec Exeter afin de viser le Mondial. Jamie George, quant à lui, a annoncé sa retraite presque deux ans avant le moment prévu, restant un leader et une pièce maîtresse des mauls. Le plan de développement des talents par RFU est prometteur, avec l’émergence potentielle de jeunes comme Noah Caluori ou Kepu Tuipulotu sans toutefois empiéter sur les options plus établies, même si le paysage peut changer rapidement.









