Une finale d’Irlande douloureuse à digérer pour Glenullin, battu 0-12 à 0-06 par An Ghaeltacht à Croke Park. Le manager Michael O’Kane a admis après coup que ses joueurs n’avaient pas livré la performance attendue. « Je suis vraiment dévasté. Je suis terriblement en colère contre nous‑mêmes, car nous n’avons tout simplement pas rendu justice à nos efforts », a‑t‑il déclaré. « Nous avons répété toute l’année notre engagement à nous rendre justice et à ne pas avoir de regrets. Malheureusement, nous en avons beaucoup. »

Le regard d’O’Kane s’est ensuite posé sur le déroulement du match, expliquant que le souci principal venait de l’attaque et non de la défense. « Notre côté offensif n’a pas fonctionné. On a eu des phases de possession, mais nous n’avons pas réussi à les convertir en points », a‑t‑il confié. Il a aussi insisté sur le fait que la défense avait tenu le choc, mais que les efforts offensifs manquaient cruellement d’efficacité. Glenullin a vu An Ghaeltacht dominer largement la première période avec 76 % de possession, et les occasions restaient trop rares pour renverser le cours du match.

La formation était privée de Donal O’Kane, blessé à l’arrière de la cuisse avant la demi-finale, et de Ryan McNicholl, touché par la grippe toute la semaine, ce qui a privé le club de deux tiers d’une ligne d’attaque qui avait été exceptionnelle tout au long du parcours jusqu’à Dublin. Le manque de percussion devant a contribué à l’absence d’efficacité en zone offensive et, par conséquent, au score final.
O’Kane a réitéré que Glenullin n’avait pas été en mesure d’exploiter les ballons récupérés et que l’équipe n’avait pas trouvé le bon équilibre entre défense et attaque. « On peut dire que nous avons été trop profonds défensivement par moments, mais ce n’est pas l’unique explication. Il faut reconnaître que notre attaque n’a pas fonctionné », a-t‑il affirmé. Il a rappelé que chaque match repose sur deux volets: ce que l’on fait avec le ballon et ce que l’on fait sans le ballon, et que leur performance en phase offensive ne reflétait pas le travail effectué défensivement.
« Les statistiques ne remportent pas les rencontres. La possession ne fait pas gagner beaucoup de matches », a ajouté le coach, rappelant que Glenullin avait pris plus de tirs (20) que son adversaire (18) et avait remporté 71 % de ses dégagements, mais que cela n’avait pas suffi. Selon lui, la clé réside dans la capacité à convertir les tirs et à trouver le chemin des buts, ce qui a manqué ce soir-là.
La déception du soir n’a pas été effacée par le récit d’une saison marquée par des titres et un centenaire. « C’est une comparaison qui n’apporte pas de réconfort », a reconnu O’Kane. « Trois semaines, quatre semaines, cinq semaines après avoir remporté l’Ulster, cela ne compte plus. Nos joueurs partagent ce sentiment: la déception domine et nous devons l’accepter pour avancer. » La réaction collective devra se traduire par une remise en question et une préparation renforcée pour les prochains défis, sans s’appuyer sur ce qui s’est passé ailleurs cette année.









