Manchester United a connu une saison 2025 marquée par l’incertitude autour de Ruben Amorim et par des choix d’équipe qui ont façonné l’identité du club. Quatorze défaites, onze nuls et treize victoires en Premier League témoignent d’un équilibre fragile. Au cœur de ce feuilleton, les configurations et les axes de jeu choisis par l’entraîneur ont évolué d’un match à l’autre. En novembre 2024, Amorim expliquait qu’il fallait bâtir une identité dès le premier jour pour gagner du temps et des matches.
En septembre 2025, Amorim affirmait que sa méthode était inébranlable et que sa façon de jouer n’était pas destinée à changer, même face à des pressions externes. Jusqu’à présent, son système emblématique est resté stable, mais les résultats et les performances ont interrogé la capacité d’adaptation du coach. Le club occupait une position plus basse dans le classement et a essuyé une défaite en finale de la Coupe de l’Europa League, illustrant une période difficile malgré quelques éclairs prometteurs.
En décembre, toutefois, l’impression d’un basculement tactique s’est renforcée. Amorim a rejeté l’idée que des facteurs extérieurs expliquent une plus grande flexibilité et a laissé entendre que les contraintes du moment pouvaient pousser à une évolution des principes et des schémas. Les départs d’Amad Diallo et de Bryan Mbeumo pour la Coupe d’Afrique des Nations ont aussi été des éléments qui ont accompagné cette révision.»
Sur le Boxing Day, United a aligné pour la première fois depuis son arrivée quatre joueurs en défense, marquant une bascule par rapport à la ligne à trois qui avait été la signature initiale de la méthode Amorim. Le coach a insisté sur l’adaptation nécessaire lorsque le groupe ne dispose pas d’un grand nombre de joueurs, affirmant que les joueurs comprenaient pourquoi ce changement était pertinent et comment il s’inscrivait dans le plan de jeu souhaité.
Face à Wolves, le retour à une défense à trois a été perçu comme un retour aux bases, certains l’interprétant comme un pas en arrière. Néanmoins, cette rencontre a aussi montré que les variantes restaient possibles et qu’Amorim pouvait jongler avec les postes selon les.contextes. Un seul changement a été effectué: Joshua Zirkzee a remplacé Mount blessé à la mi-temps, puis est remplacé à son tour par Jack Fletcher, dans une configuration qui s’est rapprochée d’un 4-2-3-1 ponctuel.
En décembre, contre Bournemouth, l’équipe a multiplié les configurations avec une impression de fluidité offensive supplémentaire et l’apparition d’un rôle plus avancé pour certains joueurs en liaison avec la ligne médiane. Leny Yoro a été utilisé sur le flanc droit à des postes plus hauts que d’habitude, et United a pu exploiter des séquences offensives plus franches, notamment dans les phases initiales du match.
Lors du déplacement à Aston Villa, Amorim a encore ajusté son dispositif et la volonté de presser haut s’est maintenue, avec des ailes actives et des combinaisons entre les milieux et les attaquants. Dorgu et Dalot ont trouvé des opportunités sur les côtés tandis que Bruno Fernandes occupait une position plus haute entre Mount et Cunha, Sesko restant en pointe et Martinez évoluant au milieu lorsque nécessaire. Villa est parvenu à renverser la rencontre grâce à Morgan Rogers, dont le doublé a suffi à faire basculer le résultat malgré une performance globalement convaincante de United.
Contre Newcastle, Amorim a opéré un choix curieux en alignant Dorgu sur l’aile droite et en s’appuyant sur Cunha et Dorgu pour créer des méfaits offensifs précoces. En première période, United a affiché une certaine maîtrise et a pris l’initiative, avant que la seconde mi-temps n’implique davantage de gestion et de concentration. Les statistiques montrent que Newcastle, en fin de rencontre, a terminé avec un niveau d’occasions et de tirs similaire à celui de United, tandis que les chiffres d’xG restaient équilibrés.
Dans le dernier épisode évoqué, United est retombé sur une configuration qui s’apparente à un 3-4-2-1, avec une transition progressive vers des solutions intermédiaires et une recherche constante d’ouverture. Mount blessé a conduit à des ajustements, et Zirkzee a de nouveau participé comme élément offensif, sans toutefois que les performances collectives n’éclipsent les défis de l’efficacité et de la constance dans les temps forts du jeu. L’ensemble de ces rencontres illustrent un Amorim en quête d’un équilibre entre identité et flexibilité tactique.
En somme, Sky Sports retrace six matchs et montre comment Amorim explore différentes options pour faire évoluer son approche, sans renoncer à des principes défensifs et à la fibre de pressing qui ont marqué son début à Old Trafford.









