Relais mixte: la France argent à Zurich, loin du titre

Relais mixte: la France argent à Zurich, loin du titre

Sans décrocher le titre du relais mixte, l'équipe de France progresse par rapport à 2024 et décroche l'argent à Zurich, distancée de 5 secondes par l'Australie.

France

Le relais mixte des Mondiaux n’a pas offert le titre escompté à l’équipe de France, mais il marque une progression par rapport à l’édition de 2024. À Zurich, les Bleus montent sur le podium et décrochent la médaille d’argent à cinq secondes de l’Australie. Cette performance témoigne d’une progression dans la gestion du relais et d’un niveau de compétitivité retrouvé.

Juliette Labous affirme que « L’année dernière, on était un peu déçus, cela ne s’était pas passé comme prévu. Nous avons commis quelques erreurs de gestion ». Elle précise que, cette fois, l’équipe était prête et a tout donné, même s’il reste cinq secondes à combler face à l’Australie. Cédrine Kerbaol partage ce constat et rappelle qu’il faut limiter les regrets : l’écart est serré, mais source de motivation pour l’avenir.

« On ne peut pas trop avoir de regrets », résume Kerbaol après ces Mondiaux. Elle estime que cinq secondes d’écart ne changent pas l’objectif et que la perspective de revenir l’année prochaine demeure. Labous et Kerbaol insistent sur l’importance de l’engagement collectif et sur le fait que les filles ont livré un excellent relais.

En remontant plus loin, Glasgow avait déjà été synonyme de frustration avec sept secondes d’écart. Les Tricolores se rapprochent, mais le maillot arc-en-ciel ne cesse d’échapper. Labous rappelle que l’objectif est d’aller chercher le titre, sans s’enflammer : « J’espère que ce ne sera pas 3 secondes la prochaine fois. Ce serait bien d’obtenir le titre une fois. » Bruno Armirail, de son côté, affirme qu’il faut continuer à progresser et que les performances féminines ont été solides, tout en soulignant qu’il faut travailler davantage le chrono pour l’équipe au complet.

Les hommes, qui ont terminé deuxièmes au passage de relais, ont perdu 33 secondes face aux Australiens lors de l’arrivée sur les pavés. Paul Seixas et Pavel Sivakov, qui faisaient tous deux leur première expérience dans cet exercice, estiment que ce format est précieux pour apprendre aux côtés des meilleurs spécialistes du chrono. « C’était un exercice intéressant, avec de belles équipes », lance Seixas. Sivakov ajoute que la montée en chrono est douloureuse et que l’équipe s’est arrachée jusqu’au bout; l’expérience est enrichissante et le temps restant était serré.

Plus tard, les féminines ont suivi le même schéma que les hommes : un porteur sacrifie sur la montée pavée pour que les filles terminent le travail dans le dernier kilomètre. Kerbaol confie : « J’avais prévu de tout donner sur la bosse pavée et que les filles finissent le travail dans le dernier kilomètre. » Labous ajoute qu’elle était un peu limite mais fière de faire partie de l’équipe et d’avoir vécu cette expérience collective. Elle précise que la route n’était pas facile mais que le plaisir d’avoir couru ensemble prime.

Finalement, les Australiennes ont résisté, et les Français se sont montrés proches dans le temps. L’équipe réfléchit désormais à d’autres leviers : plus de stabilité côté garçons et davantage de synchronisation sur le chrono. Labous conclut que « un peu plus de stabilité chez les garçons pourrait être optimisée, et des détails de notre côté », et Kerbaol estime que le travail collectif sur le chrono peut encore progresser. Armirail rappelle que les entraînements conjoints sur le parcours pourraient aider à combler les cinq secondes manquantes.

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