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Marion Rousse partage ses cols préférés en France, du Ventoux au Tourmalet, pour les passionnés de vélo et de paysages spectaculaires.
Depuis ses premières expériences à vélo dans le nord de la France jusqu’aux ascensions légendaires des Pyrénées, Marion Rousse, actuelle directrice du Tour de France Femmes, partage ses cols préférés pour les passionnés de cyclisme et de paysages spectaculaires. Son parcours, marqué par la découverte de terrains variés, lui a permis d’apprécier la diversité des sommets français, chacun ayant sa propre histoire et son caractère unique.
Lorsqu’on évoque les cols qui ont marqué Marion Rousse, le mont Ventoux occupe une place de choix. Ce sommet emblématique du Vaucluse, culminant à 1.910 mètres, impressionne autant par sa silhouette que par son environnement. La coureuse confie que l’atteindre lui donne l’impression d’arriver… sur la Lune. La pierre blanche qui recouvre son sommet est si caractéristique qu’il est instantanément reconnaissable. Lorsqu’on arrive au sommet, il ne reste souvent que le silence et l’immensité, renforçant cette sensation d’être seul face à la nature.
Impossible de parler de cols en France sans mentionner la majesté des Alpes. Marion Rousse recommande fréquemment l’Alpe d’Huez, un véritable défi pour tout cycliste. Avec ses 21 lacets numérotés, cette ascension offre un rythme soutenu et une ambiance électrique. Elle évoque également la richesse historique de cette étape, où les noms des vainqueurs du Tour de France, hommes et femmes (depuis 2024), ponctuent le parcours. Ces éléments donnent l’impression que la montée passe plus vite, tout en offrant un spectacle visuel et sportif d’exception.
Parmi tous les sommets pyrénéens, le Tourmalet tient une place spéciale dans le cœur de Marion Rousse. Avec une altitude de 2.115 mètres, ce col mythique présente une pente de 7,5 % sur 17 kilomètres, ce qui en fait un défi de taille. La difficulté est compensée par la beauté sauvage du paysage environnant, offrant aux cyclistes une expérience à la fois exigeante et enrichissante. Marion avoue que certains pourraient la trouver très dur, mais la récompense en vaut la peine, avec des panoramas encore préservés et des paysages à couper le souffle.
Avant de se lancer dans les ascensions de légende, Marion Rousse a commencé à rouler dans sa région natale, à Grand Fayt, une petite commune du Nord de la France. Elle se remémore que la bosse locale, la côte de Laliau, lui apparaissait comme un vrai col, son « Alpe d’Huez » à elle. Aujourd’hui, elle passe cette montée sans difficulté, mais à l’époque, c’était un véritable défi. C’est également dans cette région qu’elle a commencé à s’entraîner sérieusement, avant de faire carrière dans le cyclisme professionnel, devenant championne de France sur route en 2012.
Enfant, Marion Rousse suivait avec passion le Tour de France, une course qu’elle ne manquait jamais. Lors de ses vacances en famille, il arrivait souvent qu’elle se retrouve sur le tracé de la grande boucle, à la recherche de soleil et de belles étapes. La passion pour le cyclisme s’est construite dès le plus jeune âge, nourrie par cette fascination pour les cols et les paysages qui ponctuent la course.
Le départ de la prochaine édition du Tour de France Femmes est prévu à Vannes, le 26 juillet. Marion Rousse insiste sur le fait que le tracé de cette course n’est pas si différent de celui du Tour masculin, si ce n’est par le nombre d’étapes : neuf pour les femmes, contre vingt et une pour les hommes. La beauté des paysages et l’esprit de compétition seront au rendez-vous, avec en toile de fond la richesse du patrimoine français.