
Violences à Buenos Aires : 20 blessés lors de manifestations
À Buenos Aires, des violences éclatent lors de manifestations en soutien aux retraités, faisant au moins 20 blessés. Découvrez les événements !
Des violences ont éclaté mercredi à Buenos Aires lors de manifestations en soutien aux retraités, faisant au moins 20 blessés, dont un d’une gravité préoccupante. Ce rassemblement, qui a vu la participation de supporters des plus grands clubs de football argentins, a dégénéré en affrontements avec les forces de police.
Des affrontements violents à Buenos Aires
Les heurts se sont produits lors d’une marche organisée en défense des droits des retraités, à laquelle se sont joints des fervents supporters de clubs rivaux tels que Boca Juniors et River Plate. Selon le gouvernement local, ces violences ont causé au moins 20 blessés, un nombre qui pourrait augmenter à mesure que l’on recueille plus d’information.
Ces incidents représentent l’une des escalades de violence les plus marquées depuis le début de la présidence de Javier Milei, avec des pierres et autres projectiles lancés sur les forces de police, qui ont réagi avec des balles en caoutchouc, des canons à eau et des gaz lacrymogènes.
Des manifestations aux revendications de plus en plus pressantes
Le début des troubles a été signalé dans l’après-midi, après de longs moments de tension entre les manifestants et les forces de l’ordre. Les violences ont ensuite cessé de se concentrer autour du Parlement pour se déplacer vers la Place de Mai, lieu emblématique de la capitale argentine.
La violence a eu des conséquences immédiates : une voiture et une moto de police ont été incendiées, entraînant plus de 100 arrestations.
Des témoignages poignants des manifestants
De nombreux manifestants expriment leur indignation face à la violence policière. Martin Mansilla, un chauffeur de taxi de 33 ans, a déclaré : « Je suis venu parce que ce n’est pas possible qu’ils frappent des retraités, mon père est à la retraite. » Les chants des groupes de supporters résonnaient dans les rues : « S’ils touchent aux vieux, quel bordel se prépare ! » ou « Milei, ordure, tu es la dictature ! ».
Des accusations envers le gouvernement
Le porte-parole présidentiel a qualifié la mobilisation de « marche de barrabravas » avec une connotation péjorative, insinuant que les manifestants agissaient sur des motifs politiques. La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, a, pour sa part, dénoncé la manifestation comme « déstabilisatrice » et a averti que des mesures seraient prises contre d’éventuels troubles.
Un contexte de crise persistante
Les retraités argentins sont particulièrement touchés par la première année d’austérité du gouvernement Milei, ayant déjà souffert des effets de l’inflation chronique, qui a atteint un pic de 211 % l’année dernière. Malgré l’indexation mensuelle des retraites au taux d’inflation depuis 2024, de nombreux retraités continuent de ressentir les effets par une baisse de leur pouvoir d’achat et une augmentation du coût des médicaments.